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Martin Ménard : Un immortel des Olympiques

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Vendredi soir, on va hisser une nouvelle bannière au plafond du Centre Robert-Guertin, soit celle du #25 de Martin Ménard.

Un honneur pleinement mérité pour un joueur qui, en 1993, avait été boudé par les 13 équipes de la LHJMQ de l’époque lors de la séance de sélection. Il est toujours fascinant de constater que 155 autres joueurs furent réclamés avant lui cette année-là, alors que Ménard trône encore aujourd’hui au 66e rang de la liste des meilleurs pointeurs de tous les temps de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On le dit souvent, le recrutement est loin d’être une science parfaite.

Martin Ménard a écrit l’histoire des Olympiques de Hull/Gatineau. À ce jour, il est toujours le deuxième meilleur pointeur de la concession avec 378 points en 194 matchs. Seul Luc Robitaille a fait mieux que lui en Outaouais. Il fait aussi partie d’un groupe sélect de 28 joueurs qui peuvent revendiquer trois saisons de 100 points ou plus dans le circuit Courteau.

Le natif de Hull doit sa venue avec les Olympiques à celui qui dirige aujourd’hui le Canadien de Montréal, Claude Julien.  En juin 1993, après une saison Midget AAA plus qu’intéressante avec les Forestiers de l’Abitibi-Témiscamingue au cours de laquelle il avait récolté 45 points en 39 matchs, l’attaquant de petit gabarit est ignoré par toutes les équipes de la LHJMQ, dont celle de son enfance, les Olympiques de Hull.

Ménard décide donc de tenter sa chance de l’autre côté de la rivière, avec les Senators d’Ottawa (de la Ligue junior « A » de l’Ontario), justement dirigés par Claude Julien.  Ménard connaît une saison du tonnerre avec 98 points en 57 matchs.  Alors qu’il reçoit plusieurs offres d’universités américaines, Ménard reçoit surtout un appel de Julien, qui vient d’obtenir le poste d’entraîneur adjoint des Olympiques pour la campagne 1994-1995 et qui l’invite à participer au camp de l’équipe junior en août 1994.

Juste avant de disputer un premier match préparatoire à Val-d’Or, Ménard est encore hésitant pour la suite des choses : LHJMQ ou NCAA?  Le jeune homme, alors âgé de 18 ans, fait son choix et opte pour demeurer au Québec. Il décide d’emboiter le pas de la LHJMQ, un peu comme a choisi de le faire son bon ami et ex-coéquipier chez les Forestiers, Daniel Brière, lui-même avec les Voltigeurs de Drummondville.

La suite fait partie de l’histoire. Avec les Pavel Rosa, Peter Worrell, Jonathan Delisle, Christian Dubé et compagnie, les Olympiques connaissent trois saisons du tonnerre. Sous les ordres de Robert Mongrain, ils mettent la main sur la Coupe du Président en 1995. Mais c’est surtout sous les ordres de Julien, promu entraîneur-chef la saison suivante, où les Olympiques balaient tout sur leur passage avant de gagner la Coupe Memorial à domicile, battant les Hurricanes de Lethbridge en grande finale canadienne, sur la glace du Centre Robert-Guertin le 18 mai 1997.

Ménard mit un terme à son stage junior en étant choisi sur l’équipe d’étoiles du tournoi de la Coupe Memorial, lui qui avait inscrit pas moins de sept buts en quatre matchs.  Seuls Dale Hawerchuk et Luc Robitaille ont fait mieux que lui comme joueurs de la LHJMQ lors du championnat canadien avec huit buts chacun, mais ces derniers avaient eu la chance de disputer cinq matchs comparativement à seulement quatre pour Ménard en 1997.

L’ex-numéro 25 hullois a fait le saut vers le hockey professionnel l’année suivante, se joignant aux Americans de Rochester de la Ligue américaine et connaissant un certain succès. Cependant, il a évolué à une époque où les joueurs de petit gabarit n’avaient pas nécessairement la cote au niveau professionnel. Il s’est donc exilé vers le vieux continent pour une saison en Allemagne l’année suivante.

Après deux autres années dans les circuits mineurs américains, il a décidé d’accrocher ses patins. Depuis plus de 20 ans, il est à l’emploi de la compagnie Coca-Cola en Outaouais, marié et père de deux jeunes filles. De plus, il est toujours un fidèle partisan des Olympiques de Gatineau.

Vendredi soir, son numéro 25 ira rejoindre celui de Maxime Talbot – qui a lui aussi fait honneur à ce numéro avec les Olympiques de 2000 à 2004 – ainsi que de dix autres anciens joueurs.

À notre époque, un joueur comme Martin Ménard aurait probablement eu sa chance dans la LNH. Chez le Canadien, on parle beaucoup de l’arrivée éventuelle d’un Cole Caufield. Martin Ménard était ce genre de joueur de petit gabarit qui avait la touche d’un marqueur prolifique, mais peut-être né 20 ans trop tôt.

Qu’à cela ne tienne, Ménard est très heureux de la carrière junior qu’il a connue et surtout très enthousiaste de voir que son équipe junior, les Olympiques, ne l’ont pas oublié.  Il est surtout un bel exemple qui démontre, encore une fois, que d’avoir été boudé lors de la séance de sélection de la LHJMQ est loin d’être une fin en soi.

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*Un texte de Stéphane Leroux

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