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La persévérance scolaire – Entrevue avec Dominic Talbot-Tassi

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Repêché en 2011 par les Voltigeurs de Drummondville, le défenseur Dominic Talbot-Tassi a disputé plus de 240 matchs dans la LHJMQ. De 2012 à 2015, il a évolué au sein des Voltigeurs, du Phoenix de Sherbrooke, de l’Armada de Blainville et des Wildcats de Moncton. Durant son passage dans le circuit junior, Talbot-Tassi a été deux fois finaliste pour le Trophée Marcel-Robert en plus de remporter des bourses d’études, une preuve qu’il a su concilier avec brio son sport et ses études, une tâche exigeante pour plusieurs athlètes-étudiants. Aujourd’hui, en plus de jouer au hockey au sein des Redmen de l’Université McGill, il effectue un baccalauréat en Génie minier. Porte-parole de la LHJMQ à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire de 2019, Talbot-Tassi a accepté de partager avec nous son expérience en tant que joueur-étudiant.

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Q : Quand vous avez commencé à jouer au sein de la LHJMQ, à quel niveau scolaire étiez-vous?

R : J’étais à ma deuxième année de Cégep. J’avais dix-huit ans. J’avais déjà commencé le Cégep à dix-sept ans, lorsque je jouais le Midget AAA.

Q : Au moment où vous avez terminé votre hockey junior, à quel niveau scolaire étiez-vous rendu?

R : Lorsque je suis entré à McGill, après mon stage dans la LHJMQ, j’avais déjà un an d’université de complété.

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Q : Comment un jeune homme, dans un milieu d’élite qui demande autant de sacrifices et de concentration, peut-il concilier le hockey avec les études?

R : Je pense que la clé est de bien gérer son temps. Je dis souvent que dans une journée on a vingt-quatre heures. On a besoin entre sept et huit heures pour dormir donc il y a suffisamment de temps pour étudier, s’entrainer et se concentrer sur le hockey. Quand je jouais junior, tout dépendant de l’équipe, si on pratiquait le matin j’allais à ma pratique en me concentrant sur le hockey. Une fois que le hockey était fini, je transférais ma concentration vers l’école. J’allais à mes cours et après j’avais suffisamment de temps pour étudier, relaxer ou socialiser avec mes amis.

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Q : Comment organisiez-vous votre horaire scolaire avec votre horaire sportif?

R : Je pense que l’important pour un jeune athlète c’est de bien préparer son horaire. Si tu entrevois un voyage à l’étranger et que tu sais que tu dois manquer des cours ou que tu vas manquer de temps, il faut se prendre d’avance en parlant à ses professeurs. Ils sont là pour nous aider. Il ne faut pas attendre à la dernière minute, sinon c’est là qu’on commence à stresser parce qu’on manque de temps. Je pense que ce qui a fait mon succès, c’est que je me prenais d’avance et j’étudiais dès que j’avais le temps. Je ne perdais pas de temps. J’ai d’ailleurs suivi des cours d’été pour accélérer mon parcours scolaire.

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Q : Comment avez-vous adapté votre horaire scolaire après un échange ?

R : J’ai été dans de très bonnes organisations. Elles m’ont toujours aidé à m’adapter avec les nouvelles écoles. En plus, la période des échanges [dans la LHJMQ] est entre les sessions de Cégep, donc ce n’est pas si pire. C’est l’équipe qui s’occupe du transfert de Cégep. Les seules choses dont j’avais à me soucier c’étaient de faire mes choix de cours, d’y aller et de me concentrer.

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Q : À quels défis avez-vous fait face en tant que joueur-étudiant?

R : À dix-sept ans, je n’ai pas réussi à faire l’équipe des Voltigeurs. Je suis donc retourné au Midget AAA et j’ai constaté que ce ne serait pas toujours facile. Je n’ai jamais eu un parcours facile, mais je n’ai jamais abandonné. Ces embuches m’ont aidé à me forger un caractère et je crois que cela a contribué à mon succès, autant dans le hockey et que dans mes études. Cette année-là m’avait permis de prendre de la maturité et de me préparer pour la LHJMQ. J’ai continué à travailler fort et l’année suivante j’ai été sélectionné par le Phoenix de Sherbrooke. Je n’ai jamais été retranché de la formation par la suite. Aussi, je pense que le défi c’est de se rappeler que le « plan B » est très important. Souvent, si on regarde les autres joueurs de l’équipe, on a tendance à se laisser influencer. Si tu vois un joueur qui ne fait rien, tu peux être tenté de le suivre et cela amène de la procrastination. Il faut rester sérieux. C’est facile, quand on est jeune et qu’on commence à avoir un peu de succès au hockey, de se dire que l’école ce n’est pas important parce qu’on va tous jouer dans la LNH. Même si tu vas jouer dans la LNH, c’est toujours bon d’avoir un diplôme en poche. On est capable de faire les deux, il n’y a pas d’excuses. Je pense que de continuer à aller à l’école ça fait juste te garder allumé. Tu continues d’apprendre et ce n’est jamais perdu!

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Q : Quelles ressources étaient misent à votre disposition pour vous aider dans vos études?

R : Chaque équipe possède son conseiller pédagogique. Dans les organisations pour lesquelles j’ai joué, ils étaient vraiment présents. À tous les jours, le conseiller pédagogique était à l’aréna et il venait voir les joueurs. Ça nous aidait beaucoup d’avoir une personne-ressource comme lui. En le voyant, cela nous rappelait de faire nos devoirs et d’étudier. Le conseiller pédagogique était aussi un confident, parce qu’on pouvait lui parler de nos problèmes à l’école.

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Q : Lors de votre dernière saison dans la LHJMQ, comment envisagiez-vous votre avenir?

R : Je crois que lorsque tu arrives à 20 ans, tu commences à penser à ce que tu veux faire après le hockey junior, sans savoir assurément quoi. Pour ma part, je pensais à mon avenir académique, mais aussi à mon avenir dans le hockey. Je ne voulais pas me fermer aucune porte afin d’avoir peut-être la chance de jouer professionnel, tout en complétant un diplôme universitaire. C’est donc pour ces raisons que j’ai choisi l’Université McGill. Je trouvais que c’était un bon compromis entre le hockey et mes études.

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Q : Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre des études universitaires?

R : Je n’ai jamais réellement eu besoin d’être motivé pour aller à l’école. J’ai toujours trouvé que d’aller à l’école était utile et important. Ça permet de te garder actif et intelligent. Je savais également que je n’allais peut-être pas nécessairement jouer dans la LNH. Pour moi, le choix a été assez facile parce que je continue à vivre mon rêve en jouant au hockey pour les Redmen de McGill, et ce, tout en étudiant. Si le hockey professionnel ne se présente pas à moi, j’aurai toujours la possibilité d’avoir une carrière dans un domaine professionnel.

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Q : Comment faites-vous pour concilier le hockey universitaire avec vos études?

R : Il faut savoir gérer son temps parce que nos journées sont assez chargées. Il y a l’école, les entraînements, la vie en appartement et la nutrition qu’il faut gérer. Cependant, au fil des années, concilier le sport et les études devient un peu plus facile, car on acquiert plus d’expérience. Mon passage dans le hockey junior m’a appris à gérer les deux. Le simple fait que mes coéquipiers veulent performer, autant sur le plan sportif qu’académique, aide énormément.

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Q : Avez-vous des conseils à donner aux joueurs finissants de la LHJMQ qui hésitent à poursuivre leurs études après le hockey junior?

R : Pour moi, ça va de soi qu’on ne devrait jamais tourner la tête sur les études. Je vois une grosse différence entre les joueurs qui ont laissé de côté les études pendant un certain laps de temps et ceux qui ne l’ont pas fait. L’école, ça donne une éthique de travail qu’on peut aussi appliquer dans la pratique du sport. Les études te gardent allumé, organisé et surtout, elles te préparent pour la vraie vie!


Pour en apprendre davantage sur les Journées de la Persévérance Scolaire, cliquez ICI.

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