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Cinq nouveaux membres feront leur entrée au Temple de la Renommée de la LHJMQ

BOUCHERVILLE, vendredi 11 décembre 2015 – Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gilles Courteau, a dévoilé, aujourd’hui, les cinq nouveaux intronisés qui feront leur entrée au Temple de la Renommée de la LHJMQ le mercredi 6 avril 2016 prochain à l’hôtel Hyatt-Regency situé au cœur du centre-ville de Montréal.

Quatre joueurs et un bâtisseur seront à l’honneur. « Nous allons reconnaître cinq grandes figures de notre histoire lors de cette formidable soirée », a mentionné le commissaire. « En effet, nous aurons le plaisir de célébrer les carrières de Daniel BrièreRéal CloutierMario Marois et José Théodore. De plus, pour la deuxième année consécutive nous honorons un membre de la grande famille de la LHJMQ à titre posthume, soit un de nos bâtisseurs, Ron Lapointe. Je tiens à remercier les membres du comité de sélection du Temple de la Renommée de la LHJMQ : Michel Côté (président), Denis Baillairgé, Michel Gagnon, Bertrand Raymond, Marc Lachapelle et Gilles Moffet pour leur excellente et continuelle contribution à cette précieuse institution. »

Le président du comité de sélection, Michel Côté, a pour sa part ajouté: « Il y a tellement de candidats méritants que faire un choix est souvent très difficile. Par contre, nous avons rigoureusement analysé les dossiers des différents candidats et nous croyons avoir fait des choix judicieux. Les cinq individus ont tous connu d’excellents parcours dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et ils méritent pleinement cet honneur. »

Voici un bref aperçu de chacune de leur carrière :

DANIEL BRIÈRE


La grande classe de Daniel Brière n’a d’égal que son talent de hockeyeur. Mais sa qualité prédominante, celle qui l’aura mené vers les plus hauts sommets, demeurera certes la persévérance.

Plus souvent qu’à son tour, les dirigeants, recruteurs et experts du hockey lui rappelaient qu’il serait vraisemblablement trop petit pour jouer dans la Ligue nationale. Mais Daniel s’est servi des dires de ses dénigreurs pour aller chercher une motivation supplémentaire, n’abandonnant jamais son plus grand rêve.

Daniel Brière a outrageusement dominé tous les circuits où il est passé. Tout juste après avoir remporté le titre de champion compteur au niveau Midget AAA avec Gatineau à l’âge de 16 ans (103 points en 44 parties), il fut repêché par les Voltigeurs de Drummondville au printemps 1994.

Dès ses débuts dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), il s’impose en étant nommé la recrue offensive de l’année, fort d’une collecte de 123 points dont 51 buts. De surcroît, on lui accorde le trophée Marcel-Robert à titre d’étudiant par excellence de cette saison 1994-95.

À sa deuxième campagne, le numéro « 14 » des Voltigeurs remporta le championnat des pointeurs de la LHJMQ avec une récolte de 163 points. Il est nommé sur la 2e équipe d’étoiles en 1995-96, et on lui réservera le même honneur pour la saison suivante.

Après trois saisons complètes dans la LHJMQ, incluant les séries, il avait enregistré 185 buts, 453 points au total en 216 parties. C’est en fait une moyenne de 2,1 points par rencontre, ce qui s’avère tout à fait exceptionnel pour son époque. Il a aussi représenté le Canada lors du Championnat mondial junior 1997, amassant 6 points en 7 parties, revenant avec la médaille d’or remportée par son équipe.

Même s’il a été choisi en 1re ronde par les Coyotes de Phoenix en 1996, la route vers le grand circuit s’est montrée parsemée d’embûches… étant même soumis au ballotage en octobre 2000. Avec acharnement, il relancera sa carrière en 2001-02 avec une saison de 32 buts avec Phoenix. C’est une transaction l’amenant à Buffalo en mars 2003 qui le projettera parmi les joueurs étoiles de la LNH.

À 37 ans, Daniel Brière annonçait sa retraite, alors qu’il lui manquait à peine 27 matchs pour atteindre le plateau des 1000 dans la LNH. Au total en saison régulière, il a marqué 307 buts et totalisé 696 points avec Phoenix, Buffalo, Philadelphie, Montréal et Colorado. Il aura cumulé sept saisons de 20 buts ou plus, étant appelé à participer à deux Matchs des étoiles de la LNH (2007 et 2011).

En 124 parties de séries éliminatoires, il était souvent au-dessus de la mêlée avec un rythme frôlant un point par match: 116 points précisément, mais surtout 53 buts, au 45e rang de tous les temps dans la LNH, dans la lignée des Richard, Gretzky, Bossy, Lemieux…

En 2010 dans l’uniforme des Flyers, il a terminé au premier rang des pointeurs des éliminatoires avec 30 points en 23 parties, alors que 4 de ses 12 filets se sont avérés des buts vainqueurs. Malheureusement, son équipe et lui s’inclinèrent en grande finale contre Chicago, à deux victoires de célébrer la conquête de la Coupe Stanley…

Daniel Brière, à titre de « Joueur », sera intronisé au Temple de la Renommée de la LHJMQ le 6 avril 2016.

RÉAL CLOUTIER

Un marqueur de but extraordinaire, un talent sans borne, un joueur qui se présentait lors des grands matchs, voici ce qui caractérisait le numéro « 10 » des Remparts de Québec, Réal Cloutier.

Originaire de St-Émile en banlieue de Québec, Cloutier était tout destiné à faire vibrer le Colisée à son tour, tout juste après les Guy Lafleur, Jacques Richard et André Savard. Il aura connu 26 matchs de 5 points ou plus lors de son passage de 157 rencontres dans la LHJMQ, marquant 166 buts et récoltant 386 points, bon pour une moyenne de 2,5 points par match.

À sa toute première joute dans la LHJMQ, il donne le ton à sa saison recrue avec une performance de 4 points : un but et 3 passes! À la fin de son premier calendrier avec les « Diables rouges », il avait récolté 99 points.

Contextualisons la saison 1973-74… Les deux puissances offensives que sont Sorel et Québec, comptent respectivement 620 et 531 buts, les classant à tout jamais aux 1er et 2e rangs de l’histoire de la LHJMQ pour le plus de buts en une saison. Au chapitre individuel, pendant que la grande vedette des Éperviers de Sorel, Pierre Larouche, établit un nouveau record de ligue avec 251 points, Réal Cloutier s’assure que la marque du plus de points par un ailier droit en une saison deviendra la sienne à tout jamais, avec une collecte de 216 points : c’est un exploit inégalé depuis!

Lors des séries 1974, avec une spectaculaire contribution de 50 points en 16 rencontres, Cloutier aura été l’un des rouages importants des Remparts avec ses coéquipiers Jacques Jr Locas (51 points) et Richard Nantais (41 points). Cloutier a entre autres connu deux matchs de 7 points chacun, égalant le record de ligue de l’époque pour un match éliminatoire. Lors d’une finale titanesque contre Sorel, il enregistrera 16 points en 6 joutes, et les Remparts remportaient alors leur 4e Coupe du Président en 5 ans.

Dès l’âge de 18 ans, les Nordiques de Québec de l’Association Mondiale de Hockey (AMH) en firent leur choix de 1re ronde lors du repêchage. Et ils ne le regretteront pas.

Arborant maintenant son célèbre numéro « 9 », il a terrorisé tous les gardiens, les déjouant tour à tour, son plus fidèle compagnon de trio étant Marc Tardif. Élu 4 fois en 5 ans sur les équipes d’étoiles de la ligue, Cloutier a remporté deux championnats des compteurs avec des marques de 141 points (1976-77) et 129 points (1978-79), étant même le meilleur buteur de la saison 1978-79 avec 75 filets. Au niveau collectif, la Coupe Avco a été gagnée par Cloutier et ses coéquipiers dans un 7e match décisif et historique face aux Jets de Winnipeg lors de la finale 1978. En 369 parties dans l’AMH, il aura marqué 283 buts et ajouté autant de passes, pour 566 points. Une moyenne de 1,5 point par rencontre.

Au printemps 1979, la fébrilité est à son comble à Québec. La fusion AMH-LNH est annoncée, et les Nordiques passeront dans la grande ligue, car l’AMH aura toujours été considérée comme le circuit maudit. Il s’agissait d’un gros test pour les joueurs de talent comme Réal Cloutier; le moment était venu d’être comparé aux grandes vedettes de l’époque, les Guy Lafleur, Gilbert Perreault, Marcel Dionne et compagnie, et ce dans la même ligue.

Le 10 octobre 1979, lors du tout premier match des Nordiques dans la Ligue nationale, Cloutier déjoue le gardien des Flames d’Atlanta trois fois dans une défaite de 5-3! Sur les 248 buts inscrits par les Nordiques à leur 1ère saison dans la grande ligue, Cloutier a participé à 89 de ceux-ci, en enfilant lui-même 42. Il sera même invité au Match des étoiles de la LNH de 1980. Deux ans plus tard en 1981-82, il enregistrera sa meilleure campagne soit 97 points.

Il fut échangé aux Sabres de Buffalo juste avant la saison 1983-84, sa dernière à temps plein dans la LNH; les relations tendues avec son entraîneur Scotty Bowman le forceront même à prendre la direction des ligues mineures en 1984. Celui que plusieurs surnommaient « Buddy » annonça sa retraite du hockey à l’âge de 29 ans seulement à l’automne 1985, après avoir tenté vainement de percer l’alignement de son ancien club, les Nordiques. Dans la LNH, il aura maintenu un rythme supérieur à un point par match, réussissant 344 points en 317 joutes. Au final, sa carrière professionnelle AMH/LNH lui aura permis d’amasser plus de 900 points en saison régulière.

Réal Cloutier, à titre de « Joueur », sera intronisé au Temple de la Renommée de la LHJMQ le 6 avril 2016.

RON LAPOINTE

Ron Lapointe aura été l’un des grands personnages que la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) aura connus. Il jouait à merveille son rôle d’entraîneur coloré, avec un sens du spectacle unique.

Après une brève carrière chez les professionnels comme défenseur à la jonction des années 1960 et ‘70, Lapointe sera attiré par le « coaching ». Lapointe se forgera une réputation d’entraîneur qui ne déteste pas la robustesse, voire même l’excès de celle-ci. Il a même déclaré ouvertement avoir fait des « folies » lors de ses années juniors.

Dans la LHJMQ, il dirigera dans 359 joutes, remportant 195 de celles-ci. Les circuits supérieurs l’ont appelé au milieu des années 1980, mais le destin décidera d’achever son rêve d’entraîneur prématurément.

En 1979-80, il faisait son entrée dans la LHJMQ à la barre du Junior de Montréal, mais après des débuts au succès mitigé, rapidement il se retrouvera à Sorel, puis à Québec.

C’est vraiment avec les Cataractes de Shawinigan qu’il a connu ses meilleurs moments, ce qui lui a valu 3 nominations consécutives sur les équipes d’étoiles de la LHJMQ. Sous sa tutelle, les Mario Gosselin, Sergio Momesso, Marcel Giguère, Marc Damphousse ont atteint le meilleur niveau de jeu de leur carrière. En 1982-83, les Cataractes réécrivent leur livre des records avec 106 points et 52 victoires, au 2e rang dans le circuit, tout juste devancé par Laval qui avait le même nombre de points mais une victoire de plus. Deux ans plus tard, ce sera le bon moment pour la formation shawiniganaise de célébrer son tout premier championnat de saison régulière avec 98 points en 1984-85, Lapointe étant élu sur la 1re équipe d’étoiles.

En 1985, comme entraîneur-adjoint à Terry Simpson au sein d’Equipe Canada Junior, il sera très fier de la médaille d’or remportée par l’équipe lors du Championnat mondial disputé en Finlande; un autre membre des Cataractes l’accompagnait dans cette belle aventure, le défenseur Yves Beaudoin.

Après avoir touché à la LNH comme entraîneur-adjoint avec Washington, il est embauché pour prendre en charge l’Express de Fredericton, club-école des Nordiques dans la Ligue américaine.

C’est avec les Nordiques de Québec qu’il obtiendra sa 1ère chance de devenir l’entraîneur-chef d’un club de la Ligue nationale de hockey. En décembre 1987, dans un contexte où l’équipe était en perte de vitesse, il succédera à André Savard derrière le banc des Nordiques. Mais ce fut bref, 90 rencontres seulement…

À peine un an plus tard, le 15 décembre 1988, il apprend le matin d’un match local contre les Canadiens de Montréal, qu’il est atteint d’une tumeur cancéreuse au rein. Il prendra tout de même place derrière le banc en soirée, en prenant soin de ne rien déclarer aux joueurs. Mais ces derniers avaient été avisés par le Dr Pierre Beauchemin. L’émotion soulève les joueurs des Nordiques: une victoire de 6-4, la 33e dans la LNH pour l’entraîneur… Son gardien Mario Gosselin lui remit la rondelle au terme de cette partie au contexte invraisemblable, un geste qui a amené l’entraîneur de 39 ans au bord des larmes. « J’ai reçu une claque au visage ce matin, et ce soir, mes joueurs me donnent une victoire » déclara Lapointe après ce qui allait devenir son dernier match dans la LNH.

Après de nombreux traitements médicaux, il effectuera un dernier retour comme entraîneur, cette fois dans la Ligue Internationale en 1989-90, avec les Admirals de Milwaukee, club affilié aux Canucks de Vancouver. Dans un rôle moins exigeant pour sa santé, c’est comme recruteur pour le compte des Canucks qu’il procèdera à son dernier tour de piste dans le monde du hockey.

À 42 ans, le 24 mars 1992, Lapointe s’éteignait après une bataille de plus de trois ans contre la maladie.

À la suite du décès de l’entraîneur de carrière en 1992, le trophée Ron-Lapointe naîtra, et il sera remis annuellement à l’entraîneur de l’année dans la LHJMQ. Le président Gilles Courteau et ses gouverneurs trouvaient ainsi une belle manière d’honorer la mémoire d’un des leurs.

Ron Lapointe, à titre posthume dans la catégorie des « Bâtisseurs », sera intronisé au Temple de la Renommée de la LHJMQ le 6 avril 2016.

MARIO MAROIS

Reconnu pour sa fougue et son caractère, Mario Marois ne s’en est jamais laissé imposer sur la patinoire. Son jeu physique et son leadership extraordinaire se seront fait sentir positivement au sein de chaque organisation où il a oeuvré. Surtout, on se souviendra qu’il n’acceptait jamais les demi-mesures.

En trois saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec au milieu des années 1970, il deviendra le général des Remparts de Québec. Avec 710 minutes de punition en 188 parties, tout en maintenant pratiquement une moyenne d’un point par match, son rendement donnait pleine satisfaction à son entraîneur Ron Racette. Au final dans la LHJMQ, il marquera 31 buts, ajoutera 131 passes pour un total de 162 points.

En 1976-77, Marois est nommé capitaine de son équipe et amasse 84 points terminant au 4e rang des pointeurs des Remparts, ce qui lui vaudra une place sur la 2e équipe d’étoiles de la Ligue. Il fait aussi la loi sur la patinoire du Colisée de Québec avec Nelson Burton, les deux joueurs passant au-delà de 230 minutes chacun au cachot!

Ce joueur déterminé aura l’occasion d’évoluer dans deux finales de la LHJMQ, chaque fois contre l’autre puissance du circuit à l’époque, les Castors de Sherbrooke. Il lèvera la Coupe du Président une fois, au printemps 1976. Cette victoire envoyait les Remparts au tournoi de la Coupe Memorial mais les performances du club n’ont pas été à la hauteur. Par contre, Marois poursuit le travail amorcé, nullement intimidé sinon moins que ses coéquipiers, ayant même à faire face à l’un des plus durs pugilistes du hockey junior à l’époque, Al Secord.

Lors des séries 1977, au chapitre individuel, il rate de peu le record d’équipe à l’époque pour le plus de points en séries d’une même année par un défenseur, complétant les éliminatoires avec 18 points après 15 matchs, la marque de 19 établie en 1973-74 demeurant celle de Richard Perron.

Dans la Ligue nationale, il aura dépassé le plateau des 1000 matchs, 1055 précisément en additionnant les saisons et les séries éliminatoires. Il aura évolué principalement avec les Rangers de New York, les Nordiques de Québec et les Jets de Winnipeg, ponctué de brefs passages à Vancouver et St-Louis. Pendant trois saisons, il sera le capitaine des Nordiques, de l’automne 1983 jusqu’au moment où il a été échangé aux Jets de Winnipeg en novembre 1985.

Ce respecté défenseur aura connu huit saisons d’au moins 30 points lors de sa carrière professionnelle. En 1987-88 avec Winnipeg, il emmagasinera ses meilleures statistiques offensives, étant crédité de 51 points dont 44 mentions d’aide. Il aura amassé 471 points au total en 15 saisons dans la LNH, mais aussi 1928 minutes de punition!

Il terminera sa carrière professionnelle comme joueur-entraîneur dans la Ligue américaine avec les Canucks de Hamilton lors de la saison 1992-93, avant de passer finalement derrière le banc du club comme adjoint.

Depuis la saison 1999-2000, il parcourt des milliers de kilomètres annuellement comme recruteur d’équipe de la LNH, étant actuellement à sa 6e année au service des Red Wings de Detroit, après avoir travaillé pour Vancouver (8 saisons) et la Caroline (2).

Mario Marois, à titre de « Joueur », sera intronisé au Temple de la Renommée de la LHJMQ le 6 avril 2016.

JOSÉ THÉODORE

Reconnu pour sa force de caractère et sa volonté, José Théodore aura disputé quatre saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Dès l’amorce de son stage junior à l’âge de 16 ans avec les Lynx de St-Jean, les recruteurs de la Ligue nationale ont déjà à l’œil ce gardien de but qui attrape de la droite. Ce sont les Canadiens de Montréal qui auront le privilège de le sélectionner au 2e tour de la séance de sélection de 1994.

Après avoir signé 38 de ses 115 victoires à vie dans la LHJMQ dans l’uniforme des Lynx, il est échangé aux Olympiques de Hull en octobre 1994. Il sera nommé deux fois de suite sur la 2e équipe d’étoiles de la ligue après son arrivée en Outaouais. À vie au niveau junior majeur, il allouera en moyenne 3,48 buts par partie en 229 rencontres.

Lors des éliminatoires de 1995, il sera la pierre angulaire de la formation hulloise lors de leur conquête de la Coupe du Président, se méritant le trophée Guy Lafleur remis au « Joueur le plus utile des séries » avec sa moyenne de buts alloués de 2,79 et ses 15 victoires en 21 parties. Il a également remporté la Coupe Ford pour le joueur défensif de l’année.

Le jeune homme originaire de Laval aura l’occasion d’évoluer pour le Canada lors du Championnat mondial junior de 1996, revenant avec la médaille d’or de l’équipe championne, ainsi que le titre de meilleur gardien de but de la compétition.

Lors de la saison 1995-96, il signa 14 victoires dans la série de 24 gains consécutifs des Olympiques, la 2e plus longue séquence victorieuse de l’histoire de la LHJMQ derrière celle de Sorel (25 | 1973-74).

Au terme de sa dernière saison chez les juniors, Théodore venait au 3e rang de tous les temps dans la LHJMQ pour les minutes jouées en saison régulière (11 168), tout juste derrière les Jacques Cloutier (12 634) et Robert Sauvé (11 232). Il détient toujours en 2016 le record pour le plus de mentions d’aide à vie dans la LHJMQ, soit 18.

Sa longue carrière dans la Ligue nationale s’est étirée de la saison 1996-97 à 2012-13 avec cinq équipes distinctes : Montréal, Colorado, Washington, Minnesota et Floride. Il remporta 286 victoires en 648 parties de saison régulière, maintenant une moyenne de buts alloués de 2,68 et un pourcentage d’arrêts de ,909. Il s’est même payé le luxe de marquer un but tout en jouant un jeu blanc le 2 janvier 2001 face aux Islanders de New York, exploit rarissime pour un cerbère.

Délégué par son entraîneur Michel Therrien pour garder les filets lors de 67 parties, c’est lors de la saison 2001-02 où le nom du gardien du Canadien s’est retrouvé sur toutes les lèvres, alors qu’il mit la main sur deux des honneurs les plus prestigieux de la LNH : le trophée Hart remis au joueur le plus utile, ainsi que le trophée Vézina qui honore le meilleur gardien du circuit. Théodore, plus spectaculaire que jamais, venait de signer une saison de 30 victoires avec une moyenne de 2,11 et un excellent pourcentage d’arrêts de ,931. Les Canadiens se classaient alors en séries de fins de saison pour la 1re fois en 4 ans, terminant au 8e et dernier rang donnant accès aux séries dans la Conférence de l’Est. En 2010, il a reçu le trophée Bill Masterton pour avoir démontré le plus de persévérance et d’esprit d’équipe.

José Théodore, à titre de « Joueur », sera intronisé au Temple de la Renommée de la LHJMQ le 6 avril 2016.

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