MENU

Nos Anciens | Verreault-Paul retourne à Chicoutimi pour y faire une différence

 

Francis Verreault-Paul a vécu le rêve de tous les joueurs de hockey : il a gagné sa vie avec son sport, tout en faisant le tour du monde.

Aujourd’hui, il est heureux d’être de retour à la maison.

L’attaquant, qui est maintenant âgé de 34 ans, a conclu son stage de cinq saisons avec les Saguenéens de Chicoutimi en 2007. Il passerait les quatre saisons suivantes à l’Université McGill, obtenant en 2012 son baccalauréat en sciences en plus de mener l’équipe des Redmen vers un championnat national.

Cette même année, il termine la saison dans la Ligue américaine de hockey où il dispute six rencontres avec les Bears de Hershey. Il entamera la campagne suivante dans la Ligue de hockey de la Côte Est avec les Road Warriors de Greenville, avant d’être échangé aux Condors de Bakersfield et puis aux Solar Bears d’Orlando l’année suivante, en 2014.

À la conclusion de cette saison, le joueur originaire de Roberval prendrait la route de la Norvège, où il disputerait les sept derniers matchs de la campagne des Vikings de Tønsberg. C’est ce premier contact avec le hockey européen qui lui ouvrirait éventuellement des portes.

« Je n’avais jamais voyagé [hors de notre continent] avant », admet Verreault-Paul. « Ce fut donc une expérience exceptionnelle, surtout que je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en Europe. Je dois dire que j’ai adoré ça! »

L’attaquant reviendrait porter les couleurs de Bakersfield en 2014-2015, mais il prit la route pour aller s’installer en Suisse après seulement 14 matchs.

« Mon but était de repartir en Europe et j’ai réussi à me trouver quelque chose en Suisse, à Ajoie, dans la deuxième division », se souvient-il. « J’étais vraiment content de me retrouver là à cause du style de vie, mais aussi de l’importance du hockey pour les gens. Le salaire aussi était vraiment intéressant! »

Ce n’est pas un secret, Verreault-Paul a profité au maximum de son expérience en Suisse.

« Ce n’est pas facile de se tailler une place dans cette ligue-là parce qu’ils ne prennent que deux joueurs importés par équipe », a-t-il admis. « Généralement, ce sont souvent des anciens joueurs de la LNH ou de la Ligue américaine. »

Mais les performances de Verreault-Paul parlaient d’elles-mêmes. Avec ses 11 buts et 25 points en 19 matchs, il attire suffisamment l’attention pour être prêté à l’organisation de Fribourg-Gottéron, en première division suisse, pour conclure la campagne.

« Ce fut une de mes plus belles expériences au niveau hockey. Pour moi, c’était quelque chose d’un peu irréel de jouer dans cette ligue-là », se souvient l’attaquant.

Puis, entre 2015 et 2017, Verreault-Paul ajouterait à sa feuille de route en se promenant entre les meilleures ligues du Danemark, de l’Italie et de l’Angleterre.

D’ailleurs, durant son séjour en Angleterre, l’ancien de la LHJMQ en a profité pour obtenir sa maîtrise en administration des affaires de l’Université de Buckingham!

« Plus les années passaient, plus je trouvais ça difficile de [devoir quitter le Québec] parce que je voulais commencer à préparer mon après-carrière », explique-t-il.

Alors âgé de 30 ans, avec son diplôme et sa maîtrise en poche, celui qui a déjà agi en tant que capitaine adjoint des Sags songeait à prendre sa retraite du hockey pour la première fois de sa vie.

C’est à ce moment qu’il reçoit un appel de son bon ami, Guillaume Doucet. L’ancien des Huskies de Rouyn-Noranda et du Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard lui propose de l’accompagner à Milan, en Italie, pour un dernier tour de piste. Verreault-Paul accepte l’offre sans trop d’hésitation.

Malgré une superbe saison de 27 points en 19 matchs, il décide de rentrer au bercail pour de bon seulement quelques mois plus tard.

« J’ai eu une opportunité d’emploi chez-moi, au Lac Saint-Jean, dans la communauté autochtone de Mashteuiatsh », souligne Verreault-Paul. « J’étais prêt à ça. Je voulais relever de nouveaux défis et je voulais aussi un peu plus de stabilité dans ma vie. »

L’attaquant allait donc renoncer à sa carrière d’hockeyeur afin d’agir à titre de conseiller au développement et de conseiller politique pour le conseil de bande à Mashteuiatsh.

Il occuperait cet emploi pendant un an avant de se tourner vers un poste qui lui tenait tout aussi à cœur. Depuis janvier 2020, il occupe maintenant le rôle de Chef des relations avec les Premières nations de l’Université du Québec à Chicoutimi, où il travaille quotidiennement avec les quelques 400 étudiants autochtones de cette institution.

Francis Verreault-Paul est le premier à affirmer que son séjour dans la LHJMQ l’a bien préparé à cette nouvelle carrière.

« J’ai eu beaucoup de coéquipiers comme moi, pour qui les études étaient très importantes », mentionne-t-il. « La discipline au hockey, c’est aussi la discipline de la vie. On doit trouver un équilibre pour concilier le sport et les études, en plus de travailler pour atteindre ses objectifs. »

« [La LHJMQ] m’a vraiment préparé à cette nouvelle vie-là. J’ai appris beaucoup de choses pendant mon stage junior. C’est bien plus que du hockey. »

 

plus de nouvelles
Nos 18 | L’Armada de Blainville-Boisbriand 2021-2022
Il y a 17 heures
Nos 18 | Les Remparts de Québec 2021-2022
Il y a 2 jours
Nos 18 | Les Voltigeurs de Drummondville 2021-2022
Il y a 3 jours
Les Sea Dogs de Saint John accueilleront la Coupe Memorial 2022 présentée par Kia
Il y a 3 jours
Nos 18 | Les Olympiques de Gatineau 2021-2022
Il y a 4 jours
Nos 18 | Les Sea Dogs de Saint John 2021-2022
Il y a 5 jours