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Nos Anciens | La persévérance de David Savard a porté fruit

 

David Savard est aujourd’hui un joueur bien établi dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il fait partie du quatuor régulier de défenseurs des Blue Jackets de Columbus.

Le patineur originaire de Saint-Hyacinthe ne s’est jamais retenu d’affirmer que c’est son séjour dans la LHJMQ qui lui a réellement permis d’atteindre son rêve.

« Le stade junior est très important dans le développement des jeunes joueurs. On y apprend à vivre sans avoir nos parents autour de nous. Le nombre de parties, les horaires, ça nous prépare pour le hockey professionnel », raconte-t-il.

« On le voit avec les gars qui sortent du hockey collégial aux États-Unis. Ils baissent de régime la plupart du temps en deuxième moitié de saison parce qu’ils sont habitués à jouer moins de parties. Si tu n’as pas vécu ça auparavant, en plus de tout le voyagement, tu as des problèmes à t’ajuster [une fois] dans la LNH », ajoute Savard.

Mais la route vers la meilleure ligue au monde n’a pas été sans embûches pour le défenseur. Après avoir et sélectionné en quatrième ronde du Repêchage LHJMQ de 2007 et d’avoir percé l’alignement du Drakkar de Baie-Comeau en 2007-2008, Savard est échangé à la mi-saison aux Widcats de Moncton, avec qui il disputera les deux prochaines saisons.

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Il travaillera suffisamment fort pour devenir, encore une fois, une sélection de quatrième tour, 94e au total, des Blue Jackets de Columbus au Repêchage LNH de 2009. Savard passera ensuite quelques saisons à se promener entre la LNH et la Ligue américaine de hockey (LAH) avant de s’établir à temps plein à la ligne bleue des Jackets en 2013-2014.

Le défenseur affirme cependant avoir profité de toute cette période d’incertitude pour devenir un meilleur joueur. Comme l’ajustement entre le junior et les professionnels prend généralement quelques saisons pour un défenseur avec le gabarit de Savard, le timing était bon pour qu’il fasse ses classes dans la LAH.

« Au début, tu es seulement content d’être dans la LNH. Il y a quand même une grosse différence de qualité de vie, surtout quand on pense aux voyages en avion versus les voyages en autobus », souligne-t-il.

« Il y a aussi plusieurs séquences de trois matchs en trois soirs dans la Ligue américaine. C’est moins plaisant disons, de jouer le vendredi, le samedi et le dimanche. J’ai quand même réussi à passer à travers. Comme je n’avais pas d’enfants à l’époque, c’était beaucoup plus facile de gérer un horaire comme celui-là. »

Savard se considère donc chanceux d’avoir pu s’établir assez rapidement dans la LNH, lui qui est aujourd’hui père de trois jeunes enfants (Emma, Elliot et Zachary). Il dit beaucoup se plaire en Ohio avec sa petite famille.

« J’adore la vie à Columbus. C’est une ville qui me plaît beaucoup. Ce n’est pas la plus grosse ville de la Ligue nationale, mais il y a beaucoup de choses à faire », avance celui qui, tout comme Kristopher Letang des Penguins, est un des rares joueurs à porter le numéro 58 dans la LNH.

« Avec une petite famille, c’est vraiment l’idéal. Il y a très peu de trafic, des bonnes écoles, très peu de criminalité et beaucoup d’autres avantages. Il y a certains quartiers à éviter, comme dans n’importe quelle ville, mais ce n’est pas du tout comparable aux grandes villes comme New York ou Los Angeles », admet Savard.

Mais le fait qu’il évolue dans un plus petit marché ne veut pas dire que Savard passe complètement incognito à Columbus. Comme la plupart des athlètes professionnels, le défenseur de 6’2’’ et 227 livres attire quelques regards, mais il affirme que les partisans des Blue Jackets sont très polis et très respectueux.

« C’est un côté que j’apprécie beaucoup, parce que je ne suis pas le gars le plus flamboyant. J’aime beaucoup passer inaperçu. Mais on sent quand même que les gens suivent beaucoup le hockey ici. »

Mais bien qu’il soit extrêmement fier de porter les couleurs des Blue Jackets et qu’il se sente chez lui à Columbus, David Savard avoue avoir toujours été un partisan des Canadiens de Montréal en grandissant.

« Quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup les gardiens », rigole-t-il. « J’avais un poster de Patrick Roy dans ma chambre. Après ça, ce fut José Théodore. Quand on jouait au hockey avec mes frères, c’était toujours moi le gardien de but. C’est peut-être pour ça qu’aujourd’hui je bloque beaucoup de tirs! »

Celui qui a aidé le Canada à remporter la médaille d’or au Championnat du monde de 2015 dit garder de magnifiques souvenirs de son passage dans la LHJMQ.

La conquête de la Coupe du Président avec les Wildcats, en 2010, demeure un de ses plus beaux souvenirs de hockey. Savard faisait partie d’un solide noyau qui comprenait Nicola Riopel, Mark Barberio, Brandon Gormley, Gabriel Bourque, Nicholas Deschamps, Marek Hrivik, Louis Domingue, Kelsey Tessier, ainsi que les jumeaux Allain et Alex Saulnier.

Il a d’ailleurs gardé contact avec plusieurs d’entre eux, ainsi qu’avec son ancienne famille de pension à Moncton.

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