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Nos Anciens | Étudiant hors-pair, Nicolas Therrien récolte aujourd’hui les fruits de son travail

 

Nicolas Therrien peut absolument être fier de son parcours. Ce choix de cinquième tour des MAINEiacs de Lewiston, devenu par la suite capitaine des Saguenéens ainsi que champion canadien au niveau universitaire, a finalement percé dans le monde de la finance.

Le défenseur originaire de Châteauguay est le premier à admettre qu’il rêvait de jouer dans la LNH lorsqu’il était tout jeune, mais il a toujours considéré les études comme étant un solide plan B à avoir en poche.

C’est d’ailleurs ce qui l’avait convaincu de faire le saut vers la LHJMQ, il y a maintenant de cela plus d’une décennie.

« Quand je jouais midget à 15 ans, je devais prendre une décision [quant à mon futur]. J’avais quand même des bonnes notes, donc j’avais l’option de prendre une bourse et d’aller dans un collège américain, ou bien de rester et de jouer dans le junior majeur », se souvient Therrien. « J’ai pesé les pours et les contres, et j’ai choisi de jouer dans la LHJMQ. »

Bien que la tentation de quitter le nid familial pour aller s’installer au sud de la frontière était alléchante, Therrien s’était vite rendu compte que, dans son cas, les avantages à long terme n’étaient pas au rendez-vous.

« C’est sûr que quand tu regardes les collèges américains, ce sont de bonnes écoles avec de super beaux campus. Mais on a aussi d’excellentes écoles au Québec », remarque-t-il. « Tout dépend du domaine dans lequel tu veux travailler un jour. »

« Dans mon cas, je savais que ce serait en affaires ou en finance – où les réseaux de contacts sont assez importants », ajoute le défenseur. « Je ne me voyais donc pas vraiment aller à l’école aux États-Unis pour revenir ici par la suite et avoir zéro contact. J’aimais mieux faire mes études ici, faire des stages, et rencontrer des gens d’ici dans mon domaine. »

Therrien a d’ailleurs fait ses premiers pas dans la LHJMQ en portant les couleurs de la défunte franchise des MAINEiacs de Lewiston.  N’aimant pas la manière dont on y gérait les études à distance, il fait volte-face durant sa saison recrue et rentre chez lui après seulement 20 parties.

La saison suivante, son oncle Gaston Therrien, membre du Temple de la renommée de la LHJMQ, lance un appel à l’entraineur et DG de l’époque à Chicoutimi, Richard Martel, afin qu’il invite Nicolas au camp d’entrainement des Saguenéens.

Travailleur acharné, Nicolas se taille un poste avec les Sags et y fait du coup la rencontre de Martel – un personnage qui allait avoir un impact grandiose sur sa vie d’athlète et d’étudiant.

« Bien que le monde se souvienne de Richard pour son intensité, il détient quand même deux baccalauréats. Je me souviens qu’il accordait une haute importance aux études », mentionne Therrien. « Parfois on revenait d’un voyage dans les Maritimes en pleine nuit et il nous disait de nous rendre à nos cours le lendemain matin, et d’aller dormir par après. »

Therrien, qui appréciait cette attention particulière de son entraineur envers les études, s’est aussitôt senti à l’aise au sein de la franchise. Son leadership commence à se faire sentir sur les bancs d’école et sur la patinoire si bien que, à sa dernière saison dans la LHJMQ en 2010-2011, il est nommé capitaine des Sags. Quelques mois plus tard, il mettait la main sur le Trophée Marcel-Robert, remis à l’athlète-étudiant de l’année dans la LHJMQ.

Marcel-Robert Trophy - TELUS Scholastic player of the YearNicolas Therrien - Chicoutimi SaguenŽensTherrien played 68 games, scoring 12 goals and 32 assists for a total of 44 points. He played the entire season while maintaining a high academic standing.The Canadian Press/Ghyslain Bergeron
Marcel-Robert Trophy – TELUS Scholastic player of the YearNicolas Therrien – Chicoutimi SaguenŽensTherrien played 68 games, scoring 12 goals and 32 assists for a total of 44 points. He played the entire season while maintaining a high academic standing.The Canadian Press/Ghyslain Bergeron

 

Dès la saison suivante, il profite du programme de bourses de la LHJMQ et débute son BAC en Administration des affaires, option finances, à McGill. Du coup, il se joint à l’équipe de hockey de l’université et réalise un exploit inimaginable.

« J’ai eu la chance dès ma première année de gagner le championnat canadien. McGill a l’un des premiers programmes de hockey en Amérique du Nord et ils n’avaient jamais gagné ce championnat-là auparavant, donc c’était un gros accomplissement! Je me comptais chanceux d’avoir la chance d’y participer », se remémore-t-il.

Cherchant à pousser ses études davantage, le jeune homme se rend ensuite à l’Université d’Ottawa avant de revenir à Montréal pour y terminer sa maitrise au HEC. Aujourd’hui, il occupe un rôle important au sein de Formula Growth Limited, une firme indépendante spécialisée dans le conseil en investissement.

« J’ai été nommé associé cette année. Comme je travaille dans une plus petite firme, ça me permet vraiment de toucher à tout », souligne-t-il. « Dans une journée, je peux avoir à parler aux clients, à faire un peu d’opérations ou un peu d’investissements. C’est vraiment ça qui m’attire de mon travail ; quand on commence dans le domaine, on est comme une éponge et on veut aller chercher le plus d’acquis possible au lieu de se spécialiser. »

Bien que Nicolas Therrien ne se soit jamais rendu très loin en séries avec les Saguenéens, il garde des souvenirs mémorables des moments qu’il a vécus et des rencontres faites dans la LHJMQ. Mais ce sont surtout les apprentissages qu’il a faits dans la ligue pour lesquels il est aujourd’hui extrêmement reconnaissant.

« C’est vrai que la LHJMQ c’est un peu une école de vie, mais c’est plus que ça pour moi. J’y ai appris à ne jamais abandonner », soutient-il. « J’ai été assez malchanceux et j’ai eu beaucoup de blessures. J’ai donc appris qu’il faut toujours continuer à travailler. Quand on a des embuches, il faut continuer de pousser. Il faut baisser la tête et foncer. Et même si parfois on ne voit pas la lumière au bout du tunnel, c’est en travaillant fort qu’on se donne les meilleures chances. »

Therrien soutient aussi que d’autres éléments, acquis durant son temps dans la LHJMQ, lui sont aujourd’hui très bénéfiques sur le marché du travail. Le travail en équipe en est un exemple parfait.

« On joue au hockey en équipe depuis qu’on est tout jeune. Donc parfois on tient pour acquis que dans une équipe on a tous le même but, qu’on travaille fort pour s’y rendre et qu’on communique. Il faut aussi apprendre qu’au sein d’une même équipe, tu ne seras pas le meilleur ami de tous. Mais il faut respecter les autres, travailler ensemble et pousser dans la même direction. »

« C’est quelque chose que j’ai remarqué en arrivant sur le marché du travail », souligne-t-il. « On pense que tout le monde est comme nous, mais ce n’est pas toujours le cas. Ce n’est pas facile pour tout le monde de travailler en équipe, de faire sa part des choses, de communiquer et d’accepter le blâme. Ce sont tous des éléments qu’on vit dans le hockey et qui sont mis de l’avant dans le junior majeur, alors qu’on devient des hommes. Ce sont des éléments que les employeurs aiment généralement retrouver dans un CV ; de savoir qu’on a joué au hockey et qu’on est capable de travailler en équipe. »

« Quand je jouais, j’étais perçu comme quelqu’un qui voulait donner l’exemple, qui travaillait fort et qui ne ménageait pas les efforts. Quand je suis arrivé sur le marché du travail, mentionner que j’étais capitaine sonnait souvent une cloche chez l’employeur comme quoi je suis quelqu’un qui n’est pas lâche et qui fournit les deuxièmes efforts. »

Bien que son rêve d’enfant d’atteindre la LNH est maintenant chose du passé, Nicolas Therrien peut tout de même être extrêmement fier de tous ses autres accomplissements.

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