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Les frères Mercer poursuivent avec brio la tradition d’excellence des Terre-Neuviens dans la LHMQ

 

« Je n’échangerais mon passage dans la LHJMQ pour rien au monde ».

Vous n’avez pas besoin d’aller très loin dans le monde du hockey pour trouver un joueur qui partage le sentiment ci-dessus. Dans le cas qui nous concerne, ce message provient d’un joueur qui, malgré son impact dans la LHJMQ, s’illustrait en Europe lors de cette déclaration.

Ce joueur était Dawson Mercer alors qu’il s’alignait pour Équipe Canada junior lors du Championnat mondial de hockey junior 2020 de l’IIHF à Ostrava et Trinic en République Tchèque. Ce voyage en sol européen s’est finalement conclu avec un retour en terre natale de Bay Roberts (Terre-Neuve) avec une médaille d’or autour du cou.

Ce n’est qu’un des nombreux moments au cours des dernières saisons qui ont aidé à faire de Mercer l’un des chouchous des rangs junior majeur et qui ont élevé une fois de plus l’impressionnant profil des hockeyeurs de Terre-Neuve-et-Labrador.

Alors que les dernières lignes de l’histoire de Dawson dans la LHJMQ s’écrivent, la famille Mercer est en train de débuter une toute nouvelle ère dans sa relation prospère avec le circuit.

L’histoire de Dawson est maintenant bien connue. Sélectionné huitième au total par les Voltigeurs de Drummondville en 2017, sa réputation comme centre de grand talent, capable de dicter le jeu dans toutes les situations tout en évoluant de belles façons dans les trois territoires, n’est plus à refaire. D’une recrue prometteuse à l’an un à une saison de 30 buts à l’an deux, il voguait parfaitement sur les vagues avec une puissante formation des Voltigeurs.

La troisième année dans la LHJMQ a permis à Mercer de passer d’un statut de joueur étoile à super vedette de la ligue.

La campagne 2019-2020 de Dawson s’est amorcée avec deux nouvelles à retardement. D’abord, la dernière liste d’automne des espoirs en vue du Repêchage 2020 de la LNH le classait avec la « cote A » (comme espoir potentiel de première ronde). Puis, il a appris qu’il faisait partie d’Équipe LHJMQ en vue de la Série Canada-Russie CIBC 2019. Le domino suivant à tomber était définitivement la plus grande nouvelle jusqu’à présent et en était définitivement une de dernière minute; une place au sein de l’alignement d’Équipe Canada junior.

La seule chose qui a pu ralentir le rythme de Mercer était une pandémie, alors que la COVID-19 a complètement anéanti l’opportunité d’amener sa nouvelle équipe, les Saguenéens de Chicoutimi, dans un potentiel parcours éliminatoire exhaustif. Or, le mot clé ici est ralentir, pas arrêter. En effet, même la pandémie n’a pu empêcher les Devils du New Jersey d’appeler son nom au 18e rang de la dernière Séance de sélection de la LNH. Et rien ne pouvait empêcher les sourires sur les visages de Dawson et de sa famille lors de cette occasion spéciale.

Parlant de sa famille, un des membres du clan Mercer qui a regardé avec attention Dawson gravir les échelons du hockey est probablement un garçon qui en connait plus à propos de ses tendances sur la glace que n’importe qui d’autres. Après tout, Riley Mercer, maintenant âgé de 16 ans, a toujours joué son rôle de petit frère/gardien de but lorsque les deux grandissaient ensemble à Bay Roberts.

Riley est un autre membre du ménage Mercer à comprendre les nuances d’une augmentation de sa notoriété dans le monde du hockey. Après une première année difficile au niveau bantam dans l’uniforme de Tri-Pen dans laquelle sa moyenne de buts alloués frôlait les six buts par partie, le destin de Riley a changé dramatiquement. En 2018-2019, il a mené le circuit avec un pourcentage d’arrêt de 0.953%, mettant d’abord la main sur le titre de meilleur gardien et puis sur le trophée remis au joueur par excellence de la ligue, un honneur que son grand frère Dawson avait reçu quatre saisons auparavant.

Ce qui a suivi était une transition en douceur vers les rangs Midget AAA, où dans une équipe de mi-classement de Tri-Pen, Riley a réussi à décrocher le meilleur pourcentage d’arrêt de la ligue (0.930%). Une fois de plus, il a ramené chez lui l’honneur du meilleur gardien du circuit.

Alors il était naturel que lorsque les Voltigeurs de Drummondville se sont présentés devant la caméra avec le 31e choix de la Séance de sélection 2020 de la LHJMQ, ils y sont allés avec un nom familier. En faisant de Riley un choix de deuxième ronde, ils permettaient à cette famille émergente du hockey, provenant d’une petite communauté d’environ 11 000 habitants située le long de la paroi rocheuse de la péninsule Avalon, de poursuivre une tradition qui a déjà de solides fondations.

Deux frères; mais aussi deux membres d’une famille avec un solide bagage sportif. Le père, Craig, a joué au hockey senior à Terre-Neuve et il peut toujours torpiller quelques rondelles dans le fond du filet de son fils, même si le nombre de buts marqués varie selon à celui qu’on pose la question.

Parallèlement, Jessica, la soeur des frères Mercer, a enfilé un chandail au niveau bantam AAA féminin l’année dernière. Le fait que cette famille de sportifs ait décidé de poursuivre le développement de Dawson et de Riley dans les rangs mineurs, sans s’exiler de leur province natale, démontre l’excellence du programme de développement de Hockey Terre-Neuve. C’est une décision qui a mené à trois célébrations de repêchage dans la maison familiale et une panoplie de reconnaissances bien méritées.

Il n’y a aucune garantie dans le hockey. Or, il y en a quelques-unes à l’extérieur de la patinoire. Pour Dawson et Riley, un de leurs grands avantages est de pouvoir compter sur une ville natale qui est derrière eux dans toutes les situations et avec une grande fierté, ce qui fait de leur province natale un endroit si adorable. L’autre certitude, est la famille. En regardant la famille Mercer interagir, on peut rapidement constater d’où les deux frères ont hérité de cette sorte d’aura qui résulte en une belle modestie et une détermination personnelle hors du commun qui se dessine autant sur la glace qu’à l’extérieur.


Sur une plus grande échelle, c’est le monde du hockey en entier qui en bénéficie. Plus particulièrement, ce sont les gens qui gravitent autour de la LHJMQ qui ont déjà eu la chance de constater la qualité du jeu des Mercer, tout en mettant le tapis rouge pour la suite des choses.

Il existe un vieil adage qui mentionne : « Tu ne peux pas niveler un bon Terre-Neuvien vers le bas ». Après avoir admiré Dawson et Riley sur la patinoire, une personne pourrait être tentée de changer ce dicton et dire « qu’un bon Terre-Neuvien ne peut qu’aspirer aux plus hauts sommets ».

Canada's Raphael Lavoie, Barrett Hayton, Alexis Lafreniere, Dawson Mercer and Joe Veleno following a 4-3 gold medal game win against Russia at the 2020 World Juniors. (Photo: Andrea Cardin/HHOF-IIHF Images)
Raphaël Lavoie, Barrett Hayton, Alexis Lafrenière, Dawson Mercer et Joseph Veleno après la victoire de 4-3 du Canada contre la Russie dans le match de la médaille d’or du Mondial junior 2020. (Photo: Andrea Cardin/HHOF-IIHF Images)
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