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Le sens du devoir : Brian St-Louis et Kevin Elliott continuent d’apporter une valeur ajoutée à Équipe Canada

 

À l’instar de la formation qui l’a embauché à l’été 2003, Kevin Elliot sautait les pieds joints dans une toute nouvelle aventure. C’est à ce moment qu’il a eu le poste de thérapeute athlétique de la formation du Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard, tout récemment relocalisée. Le tout aurait pu être un départ beaucoup plus ardu sur l’Île pour Elliot sans un appel fatidique.

« Quand j’ai gradué dans la LHJMQ, notre entraineur-chef, Alain Vigneault, avait une panoplie de questions pour moi et je n’avais pratiquement aucune réponse », se souvient Elliott. « Alain m’a remis un numéro de téléphone et m’a demandé de contacter quelqu’un qui pourrait m’aider. Ce gars-là était Brian St-Louis. Et nous sommes amis depuis ».

« La grande question est qui va joué notre rôle au cinéma? », ajoute rapidement St-Louis.

Non seulement Elliott, qui en est à sa 16e saison avec l’organisation de Charlottetown, peut appeler le gérant d’équipement du Drakkar de Baie-Comeau Brian St-Louis son ami (et peut-être un jour co-star), il peut également l’appeler son coéquipier. Au cours de la période des fêtes actuelle, ils s’alignent avec Équipe Canada au Championnat mondial de hockey junior de l’IIHF à Edmonton, en Alberta.

Il s’agit d’un environnement familier pour les deux hommes. À eux deux, ils combinent près de 10 années d’expérience à cet événement, ainsi que plusieurs présences avec l’équipe nationale des M-18. De plus, le curriculum vitae d’Elliott inclut aussi une présence avec l’équipe masculine senior au Championnat mondial de hockey de l’IIHF ainsi qu’à la Coupe Spengler.

En parlant avec les deux hommes, il est évident qu’ils ne se tanneront jamais.

« Pour moi, ç’a toujours été un privilège de s’aligner pour Équipe Canada », a expliqué St-Louis. « Je profite de chacun des moments de cette aventure. Je suis excessivement heureux d’être en mesure de venir ici et d’aider les joueurs à performer et de réaliser mes tâches et mes responsabilités du mieux que je peux. À chaque année c’est un véritable privilège ».

St-Louis a été derrière le banc du Drakkar depuis le jour un. Il en est désormais à sa 23e saison avec l’organisation et cette saison sans précédent a évidemment amené son lot de difficultés. Or, cette expérience vient également avec une capacité d’adaptation. Son équipe à Baie-Comeau a réussi à s’adapter cette année, Équipe Canada également.

« Hockey Canada va au-delà des recommandations émises pour s’assurer que tout est pris en compte », affirme St-Louis. « Rien n’est pris à la légère ».

Elliott ne peut seulement que complémenter cette affirmation faite par son collègue de la LHJMQ sur le modèle d’Hockey Canada.

« Tout est fait à 100% », mentionne Elliott. « Nous sommes entourés de personnes exceptionnelles, que ce soit le personnel de l’hôtel ou celui de l’amphithéâtre. Hockey Canada a fait un travail fantastique pour nous. En entrant dans la bulle, certains joueurs étaient sur le protocole de la COVID, certains ne l’étaient pas, alors que d’autres essayaient tout simplement de revenir au jeu. C’était un coup dur pour certains d’entre eux, mais nous nous sommes tous bien adaptés ».

Que ce soit à Charlottetown, Baie-Comeau ou Edmonton, ces deux passionnés dmeurent des professionnels qui travaillent auprès de jeunes. Et comme nous avons tous été jeunes à un certain point, certains d’entre nous se rappellent ce que c’est de l’être. Est-ce que cela n’ajoute pas un degré de difficulté dans le contexte actuel qui est déjà demandant?

« Pas autant que vous le croyez », répond Elliott.

« Chaque jeune ici et chaque jeune ailleurs le comprend bien; si tu ne suis pas les protocoles, tu ne joueras pas », dit-il catégoriquement. « À mon avis, ils se sont adaptés parce qu’ils ont vu la récompense au bout du tunnel: jouer à nouveau au hockey. Ces jeunes réalisent qu’il s’agit de la nouvelle norme. Si tu ne le fais pas, tu ne joueras pas. Si tu le fais, on améliore grandement nos chances de jouer ».

Malgré les moments difficiles, l’attrait de cet événement demeure la possibilité de le remporter. Les deux ont été choyés de vivre cette expérience pour leur nation. Comme vous pouvez vous en douter, cela vient avec un lot énorme de fierté et de perspective.

« Nous sommes fiers du travail que nous avons accompli, mais nous essayons toujours de rester humbles », proclame St-Louis, membre de l’édition championne de l’an dernier. « Je ne suis qu’un maillon de la chaine. Le crédit revient aux joueurs, mais c’est une immense fierté ».

« C’est la fierté d’être canadien, la fierté de faire partie de la LHJMQ, mais également la fierté d’être un Elliott », ajoute Kevin, gagnant de l’édition de 2018. Il n’y a rien de plus gratifiant que d’appeler ta famille après avoir gagné et entendre toute l’excitation dans leur voix parce que tu sais très bien qu’ils n’étaient pas là, mais qu’en même temps, ils y étaient ».

Brian St-Louis on the far left, with Kevin Elliot the second from the right, after winning gold in 2018.
Brian St-Louis à l’extrême gauche, et Kevin Elliot le deuxième à partir de la droite, avec l’or au cou en 2018.

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Alors que St-Louis et Elliott chevauchent leur rôle avec leur formation de la LHJMQ et Équipe Canada, il n’y a pas de mots suffisant pour décrire ce qu’ils font sur une base quotidienne. Ce n’est pas exagéré de mentionner qu’ils portent probablement plus de chapeaux que l’on peut n’en trouver à la boutique souvenir.

Pour leurs entraineurs respectifs dans la LHJMQ, ils sont littéralement le cœur de tout.

« Ce que Brian resprésente est beaucoup plus qu’un simple gérant d’équipement », explique l’entraineur-chef du Drakkar Jean-François Grégoire. « Il est également un père. Ses deux garçons jouent au hockey, donc il est très bon autour de la chambre et avec les jeunes ».

« Il est également résilient », enchaîne Grégoire. « Peu importe ce que nous avons à corriger, il demeure calme et il nous permet de rester en contrôle. Il prend charge de tellement de choses à l’extérieur de la patinoire qui me permettent de mettre l’accent sur l’équipe. C’est un gars de détails. Les joueurs savent que s’ils ont besoin de quelque chose, ils vont l’avoir ».

Le directeur général et entraineur-chef des Islanders de Charlottetown, Jim Hulton, est du même avis à l’égard de son thérapeute athlétique.

« C’est un rôle important », mentionne Hulton. « Tu dois avoir beaucoup de confiance. Kevin est réellement bon à ce qu’il fait. Ainsi, une fois que tu connais sa personnalité, tu réalises à quel point il est un humain exceptionnel. Son éthique de travail parle d’elle-même, mais Kevin est vraiment un homme unique. Il est une personne très généreuse. Il donne dans tous les aspects de sa vie et nous sommes privilégiés de l’avoir avec nous ».

Malgré tous ces éloges, ils ne couvrent pas la valeur que St-Louis et Elliott ont amenée à leur organisation respective au fil des années.

« Ce sont deux personnes authentiques », mentionne Hulton, qui a également travaillé avec St-Louis au niveau international. « Ils aiment d’abord et avant tout les gens. Ils ne sont pas nécessairement une figure paternelle pour ces jeunes, mais plutôt comme un oncle. Quelqu’un en qui ils ont confiance. Les gérants d’équipement et les thérapeutes athlétiques en savent pas mal plus sur ce qui se passe dans la chambre que les entraineurs en raison du fort lien de confiance avec les joueurs. »

« C’est vraiment rassurant pour un entraineur de savoir que nous avons un vétéran pour guider les jeunes. Ils finissent par avoir un impact significatif sur leurs vies. Je le vois quand les joueurs reviennent. Ils vont tout de suite vers Kevin », remarque Hulton.

Après avoir pris contact une première fois par téléphone il y a de ça maintenant presque deux décennies, les deux hommes peuvent fièrement soutenir qu’ils ont désormais des histoires à se partager pour le restant de leurs jours.

Photo: Matthew Murnaghan/Hockey Canada Images
Photo: Matthew Murnaghan/Hockey Canada Images
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