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L’ancien thérapeute des Foreurs vise le sommet de son art dans les Rocheuses

 

Lorsque les joueurs de la LHJMQ effectueront leur retour en 2021, un des hommes qui en a fait d’eux sa priorité depuis toujours sera en train d’offrir des soins dans un vestiaire à Denver. Cet homme est Donovan Delarosbil, le tout nouveau massothérapeute et adjoint au thérapeute athlétique de l’Avalanche du Colorado.

C’est pratiquement rendu cliché de dire que toute personne atteignant la LNH a emprunté une route différente des autres. Cependant, Delarosbil et son parcours dans le monde du hockey forment tout de même une histoire unique.

« J’ai toujours aimé le hockey et j’ai toujours voulu travailler dans le monde du sport, mais plus en arrière-scène, dans les coulisses », soutient l’homme de 32 ans originaire de Gaspé.

Après avoir gradué du Collège Champlain et puis de l’Université Concordia en 2011, Delarosbil s’est aussitôt rendu dans la région de l’Abitibi avec son diplôme en main. De dire que son baptême de feu avec les Foreurs de Val-d’Or s’est fait en douceur serait tout un euphémisme.

« Des trucs comme réhabiliter un genou, la prévention de blessures, comment travailler auprès d’athlètes ; ce sont tous des éléments qu’on apprend dans le programme universitaire », soutient-il. « Mais je suis arrivé ici à ma première saison et, soudainement, je devais réserver un autobus, des chambres d’hôtel, planifier des repas et faire une liste des cochambreurs. Je passais des commandes pour des vêtements. Il y a tellement de détails qu’on n’apprend pas à l’école. Et avec toute la paperasse, les réunions, les programmes d’assurance, il y a beaucoup d’éléments qu’on ne voit pas vraiment venir. »

De son premier jour au travail jusqu’à aujourd’hui, Delarosbil a ajouté à son curriculum vitae des arrêts derrière le banc d’Équipe Québec aux Jeux d’Hiver du Canada de 2015 et avec Équipe Canada, lors du Défi mondial de hockey des moins de 17 ans. Mine de rien, c’est ce même c.v. qu’il a fait parvenir à Matthew Sokolowski, le Thérapeute du sport en chef de l’Avalanche.

« J’ai écrit un courriel à Matt qui était très décontracté », explique Delarosbil. « Un peu dans le style : Salut, ça va? J’ai entendu dire que tu cherchais quelqu’un. Je sens que c’est une superbe opportunité pour moi et on rate 100% des tirs qu’on ne tente pas. Voici donc mon c.v. »

« Il a fini par m’appeler, m’a dit qu’il allait lire tous mes trucs et me revenir avec une réponse. Je ne m’attendais pas à ça. Habituellement, quand on applique pour ce genre de poste, on ne reçoit aucune réponse », ajoute Delarosbil.

« Il a posé des questions à quelques personnes à propos de moi. Il a parlé à quelques-uns de mes anciens joueurs et ensuite il m’a rappelé pour me demander si j’étais intéressé à passer une entrevue pour le poste », continue-t-il. « Nous avons eu une entrevue d’environ une trentaine de minute sur Zoom qui était très relaxe. La semaine suivante, ils m’ont rappelé et m’ont demandé si je voulais me joindre à eux. J’ai dit absolument! »

Même s’il était excité de faire ses valises et de quitter vers l’ouest, Delarosbil admet que c’est avec le cœur lourd qu’il quitte la seule équipe pour laquelle il a travaillé à ce jour et avec qui il a remporté la Coupe du Président de 2014 – un moment qu’il n’est pas sur le point de revivre.

« Avec le groupe de joueurs que nous avons cette année, c’est évidemment triste de devoir les quitter », admet-il. « Le potentiel est là pour ce groupe. Nous avons eu quelques années difficiles à Val-d’Or récemment, mais je ne pouvais pas dire non à mon rêve de travailler à temps plein pour une équipe de la LNH. Je ne crois pas que je pourrais vivre quelque chose de plus satisfaisant que de soulever la Coupe Stanley. »

Mais ce n’est pas uniquement l’expérience acquise à Val-d’Or qui a formé Delarosbil. La fraternité des thérapeutes du sport de la LHJMQ, sans oublier les gérants d’équipement, a permis à tous ces individus d’être de véritables bouées de sauvetage l’un pour l’autre.

« C’est une famille tissée serrée », remarque-t-il sans hésitation. « Tout le monde aide tout le monde. Le circuit Courteau est composé de plusieurs des meilleurs thérapeutes athlétiques du pays. C’est le summum de l’excellence. Ce sont tous des individus qui iraient au-delà de leurs fonctions pour aider les joueurs et nous sommes très chanceux de les avoir dans la ligue. »

« Cette année est particulièrement difficile pour les thérapeutes athlétiques à cause de toutes les restrictions dû au coronavirus », admet-il.  « Il y a plusieurs ajustements à faire, et tout le nettoyage additionnel. On travaille aussi auprès de jeunes adultes qui ne veulent pas se faire dire de laver leurs mains et de porter un masque en tout temps. Ça prend de la patience! »

« Nous avons aussi des gérants d’équipement exceptionnels », poursuit Delarosbil. « La qualité de ces individus est exceptionnelle et la ligue s’assure d’en prendre soin. Il y a aussi bon nombre de thérapeutes athlétiques qui sont des femmes dans la ligue et qui accomplissent un travail exceptionnel. Je crois qu’il y aura, dans les années à venir, d’autres opportunités d’avancement pour mes anciens collègues. Il y a beaucoup de potentiel dans cette ligue. »

C’est le potentiel d’individus comme Delarosbil qui a permis à plusieurs rêves de devenir réalité, tant sur les patinoires que derrière les bancs de la LHJMQ.

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