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Avec un grand historique à son actif, la LHJMQ se prépare à briller au Repêchage LNH 2019

NHL Images (2005)

Au cours des cinq dernières décennies, la LHJMQ a joué un rôle clé dans certains des moments les plus remarquables du repêchage de la LNH. Que ce soit par le biais de la sélection de grands espoirs, de joueurs à risque ou des histoires heureuses, la ligue a vécu un peu toute la gomme au fil des années alors qu’elle continue de marteler son statut de meilleure ligue de développement au monde.

Dans les débuts…

Au printemps 1971, la ligue émergente concluait sa deuxième saison d’opération. La LHJMQ était en effort constant pour établir son identité, un aspect qui a parfois été considéré comme une barrière. Cependant, les performances d’un talentueux ailier de Thurso, Québec vont jouer un rôle fondamental dans l’édification de la notoriété de la ligue.

Pendant que Guy Lafleur brulait la ligue comme membre des Remparts de Québec, notamment avec deux campagnes consécutives de 100 buts, une question demeurait; comment ce joueur se débrouillerait-il face aux équipes des deux ligues de hockey junior déjà solidement ancrées au pays?

Une tumultueuse série contre les Black Hawks de St-Catharines de l’Association de hockey de l’Ontario, suivie d’un défi à l’échelle nationale face aux Oil Kings d’Edmonton de la WHL vont offrir aux Remparts la chance de soulever la Coupe Memorial, confirmant du même coup les habilités incontestées de Lafleur.

Ce sentiment fut confirmé quelques semaines plus tard lorsque Lafleur fut sélectionné premier au total par les Canadiens de Montréal, mettant la table à une carrière digne du Temple de la Renommée du hockey et faisant du « Démon blond » le premier de dix joueurs de la LHJMQ à obtenir le prestigieux titre de premier choix au total d’un encan de la LNH.

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Une ère de légendes

Non seulement Lafleur devenait le premier joueur à être sélectionné au premier rang, mais il écrivait également l’histoire comme étant le premier choix de première ronde de l’histoire de la ligue. Lafleur a tracé la route pour 129 autres joueurs qui l’ont suivi et qui ont entendu leur nom appelé sur la scène parmi les premières sélections de l’événement. Plusieurs ont fini par avoir des carrières qui ont été la continuité de cette sélection hâtive.

En 1977, les Islanders de New York ont émergé en force dans la LNH. Pendant qu’ils étaient encore en train de façonner leur alignement qui va éventuellement devenir une dynastie, ils ont également frappé un coup de circuit lors de la séance de sélection annuelle, utilisant leur 15e sélection pour mettre la main sur la véritable machine à marquer des buts du National de Laval, Mike Bossy.

Une décennie plus tard, Bossy mettait un terme à une carrière digne du Temple de la Renommée où il a inscrit plus de 500 buts, remporté quatre Coupes Stanley et écrit l’une des plus belles histoires de développement des cinquante ans de la LHJMQ.

Entre 1979 et 1981, la ligue a vu un trio de futurs membres du Temple de la Renommée évoluer dans son circuit, pour ensuite faire le saut dans la LNH.

En 1979, un défenseur à caractère offensif des Éperviers de Verdun était sélectionné huitième au total par les Bruins de Boston. Pour Raymond Bourque, c’était le point de départ d’une carrière de 22 saisons dans la LNH qui se sera conclu par la conquête de la Coupe Stanley en 2001 et qui fera de lui l’un des meilleurs défenseurs de sa génération.

En 1980, les Blackhawks ont sélectionné un arsenal offensif en choisissant Denis Savard avec le troisième choix au total. Après avoir électrisé la LHJMQ avec le Junior de Montréal, Savard va passer la décennie suivante à accomplir le même boulot dans la LNH, remportant la Coupe Stanley avec Montréal en 1993 et voyant son chandail #18 être retiré au plafond du United Center de Chicago en 1998.

Puis, en 1981, Dale Hawerchuck va quitter les patinoires du hockey junior avec un championnat de la Coupe Memorial avec les Royals de Cornwall, en plus de devenir le deuxième joueur de l’histoire de la LHJMQ à être appelé au premier rang du repêchage, alors sélectionné par les Jets de Winnipeg. Il va accrocher ses patins en 1997 avec 518 buts en saison régulière, 1409 points et bien sûr une place importante dans l’histoire du hockey.

L’année 1983 va être l’émergence d’un futur coéquipier de Bossy et de Hawerchuck, Pat LaFontaine, qui a signé une saison de 234 points avec le Junior de Verdun, lui qui allait devenir la troisième sélection de l’encan de la LNH cette année-là, alors sélectionné par les Islanders de New York. Cette saison hors du commun allait le mener vers une carrière de plus de 1000 points dans la LNH, une place au Temple de la Renommée en 2003 et l’une des histoires à succès des joueurs américains dans la LHJMQ.

Un autre joueur qui a vu sa carrière éclore vers le Temple de la Renommée du hockey suite à son passage dans la LHJMQ est le maître pour le nombre de victoires dans la LNH par un gardien de but. Martin Brodeur était un porte-couleur du Laser de Saint-Hyacinthe lorsque les Devils du New Jersey l’ont choisi avec leur choix #20 de la séance de 1990. Il va récompenser la franchise avec trois Coupes Stanley, 688 victoires en saison régulière et 124 blanchissages, ces derniers plateaux étant des records de la LNH par une grande marge.

Oh, et il y a ce garçon qui a porté le numéro 66…

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Le Magnifique

Si Guy Lafleur a été le plus important premier choix à graduer de la LHJMQ, Mario Lemieux a certainement été le plus fascinant.

La carrière junior de Lemieux a débuté avec une sélection au premier rang du Titan de Laval au repêchage de 1981 et le tout a explosé à partir de ce moment. L’accomplissement ultime est venu lors de la saison 1983-1984, lorsqu’il a battu ce qui semblait être un record inatteignable de Lafleur pour le plus de buts dans une seule saison, trouvant le fond du filet à 133 reprises lors d’une campagne de 282 points. Les Penguins de Pittsburgh ont été les heureux privilégiés qui ont sélectionné le convoité espoir au premier rang de l’encan de 1984. Sur la glace, Lemieux a été aussi magnifique que son surnom le propose, marquant à 690 reprises en saison régulière, menant les Penguins à deux Coupes Stanley consécutives, en plus de remporter le championnat des pointeurs à six reprises et trois titres de joueur le plus utile. Il a également gardé la franchise en vie à Pittsburgh comme membre du groupe de propriétaires de l’organisation, ce qui mènera éventuellement à un autre lien avec un ancien de la LHJMQ qui sera sélectionné au premier rang dans la LNH.

Le « Kid »

En 2005, la LNH s’extirpait d’une spirale négative après avoir annulé une saison complète en raison d’un conflit de travail. Le repêchage de cette année-là allait être les bases d’une nouvelle et excitante ère pour le hockey, qui était largement influencée par le tout premier choix de cet encan.

Faisant son chemin de Rimouski à Pittsburgh, frais d’un passage marqué en finale de la Coupe Memorial, Sidney Crosby a immédiatement mis les bases d’une carrière qui lui a octroyé le statut de talent générationnel. Ironiquement, tout a commencé alors que « Sid the Kid » était en pension chez le capitaine des Penguins, Mario Lemieux.

Avec plus de 1200 points en saison régulière, 12 prestigieux prix de la LNH, trois Coupes Stanley et une réputation d’un des plus grands ambassadeurs du sport à son actif, le séjour incroyable de Crosby comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du hockey continue à s’accentuer, et ce depuis ses premiers pas avec l’Océanic.

Des diamants bruts

Avec 1723 points en saison régulière, Lemieux est devenu le joueur sélectionné en 1984 avec le plus de points à son actif dans la LNH. Le deuxième meilleur marqueur de cet encan a terminé avec 1394 points. Comme Lemieux, il est un garçon de Montréal qui a roulé sa bosse dans la LHJMQ. Mais, contrairement à Lemieux, 170 autres noms ont été appelés avant qu’il soit rayé de la liste des joueurs disponibles.

Luc Robitaille sortait tout juste d’une solide saison avec les Olympiques de Hull lorsque son nom fut mentionné en neuvième ronde par les Kings de Los Angeles cette année-là. À partir de ce moment, « Lucky Luke » a commencé à forger son héritage. Tout d’abord, il a inscrit 339 points dans ses deux dernières saisons juniors, une période qui a été couronnée par un triomphe de la Coupe du Président en 1986. Puis, ce fut un feu roulant dans la grande ligue. Huit saisons consécutives d’au moins 40 buts pour débuter sa carrière dans la LNH. 16 saisons de plus de 20 buts. Champion de la Coupe Stanley en 2002 avec les Red Wings de Detroit. Finalement, un statut qui s’approche d’un demi-dieu dans l’histoire des Kings de Los Angeles, équipe pour laquelle il continue de servir dans un rôle de direction.

Pas si mal pour un joueur sélectionné au 171e rang.

Bien sûr, Robitaille est l’un de plusieurs joueurs de la LHJMQ qui ont entendu leur nom tard dans la séance de sélection parmi le lot d’athlètes de première classe qui ont évolué au niveau de la LNH. Quelques-unes de ces sélections tardives incluent notamment Paul MacLean (7e ronde | St. Louis – 1978), Donald Audette (9e ronde | Buffalo – 1989), Michael Ryder (8e ronde | Montréal – 1998), Maxime Talbot (8e ronde | Pittsburgh – 2002) et Jason Demers (7e ronde | San Jose – 2008).

Du progrès constant

Les succès de la LHJMQ au cours des deux dernières décennies ne peuvent être ignorés. En parallèle des neuf triomphes de la Coupe Memorial depuis 1996, un nombre élevé de joueurs de talent ont utilisé la ligue comme tremplin vers des succès professionnels au cours de la même période.

Depuis, en plus de Crosby, la ligue a été la pépinière de quatre premiers choix du repêchage de la LNH. En 1998, le Lightning de Tampa Bay faisait de l’attaquant de l’Océanic de Rimouski, Vincent Lecavalier, leur choix suprême. Lecavalier va par la suite permettre au Lightning de remporter la Coupe Stanley en 2004, en plus d’inscrire 12 saisons consécutives avec au moins 20 buts.

Marc-André Fleury va passer à l’histoire en devenant seulement le deuxième gardien de l’ère moderne de la séance de sélection de la LNH à être choisi au premier rang, alors que les Penguins de Pittsburgh ont sélectionné le portier des Screaming Eagles du Cap-Breton en 2003. Trois Coupes Stanley et 442 victoires en saison régulière plus tard ont fait de Fleury, non seulement l’une des personnalités les plus appréciées du sport, mais assurément un candidat potentiel au Temple de la Renommée lorsque son règne sera terminé.

Plus récemment, deux joueurs des Mooseheads d’Halifax ont été sélectionnés en pole position du repêchage. En 2013, tout frais graillé de son titre de joueur le plus utile de la Coupe Memorial, un autre espoir de la ville natale de Crosby (Cole Harbour, N.-É.), Nathan MacKinnon est devenu le premier joueur sélectionné de cet encan en allant rejoindre l’Avalanche du Colorado. Malgré des débuts en montagnes russes, MacKinnon et les Avs semblent avoir trouvé leur vitesse de croisière et se diriger dans la bonne direction alors que le #29 a mené la charge offensive avec des saisons de plus de 90 points au cours des deux dernières campagnes.

Le plus récent ancien de la LHJMQ à avoir pris le convoité statut de premier joueur sélectionné est en train de parfaire son jeu dans les rangs professionnels. Nico Hischier est arrivé à Halifax à l’automne 2016 avec l’étiquette d’un espoir hautement considéré. Il a quitté la ville le printemps suivant comme meilleur espoir. Le monde du hockey l’a remarqué, tout particulièrement les Devils du New Jersey, qui ont fait du phénomène suisse le premier choix de 2017, le premier de sa patrie – également le premier joueur européen de la LHJMQ – à obtenir cette distinction.

Au-delà de ces talents d’élite, la LHJMQ voit chaque année s’ajouter à son héritage de développement la sélection de nombreux talents de renom. Récemment, plusieurs joueurs qui ont passé par la LHJMQ connaissent des carrières florissantes dans la LNH. C’est le cas de : Corey Crawford (2e ronde | Chicago Blackhawks – 2003), Marc-Edouard Vlasic (2e ronde | San Jose – 2005), Claude Giroux (1re ronde | Philadelphia Flyers – 2006), Brad Marchand (3e ronde | Boston Bruins – 2006), Jakub Voracek (1re ronde | Columbus Blue Jackets – 2007), Jonathan Huberdeau (1re ronde | Florida Panthers – 2011), Sean Couturier (1re ronde | Philadelphia Flyers – 2011), Jonathan Drouin (1re ronde | Tampa Bay Lightning – 2013), Nikolaj Ehlers (1re ronde | Winnipeg Jets – 2014), Timo Meier (1re ronde | San Jose Sharks – 2015) et Thomas Chabot (1re ronde | Ottawa Senators – 2015).

Avec une véritable panoplie de joueurs vedettes ayant fait le saut de la LHJMQ à la LNH au cours des dernières éditions du Repêchages LNH, c’est avec fébrilité que les équipes, les joueurs et les partisans se préparent à être témoins de la sélection des futures étoiles de la LNH à Vancouver cette fin de semaine.

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