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20 ans des Remparts : la riche histoire d’une jeune franchise

Jonathan Roy

QUÉBEC – Après avoir vécu l’effervescence autour du nouveau Centre Vidéotron la saison dernière, les Remparts de Québec célèbrent cette année le 20e anniversaire de l’organisation. Une année qui risque encore d’être très mouvementée pour le personnel des Diables rouges.

Lors du rachat des Harfangs de Beauport par Patrick Roy, Michel Cadrin et Jacques Tanguay en 1997, le groupe de propriétaires des nouveaux Remparts était loin de s’imaginer ce qu’est devenue l’organisation 20 ans plus tard. Tout n’a pas été rose dans les premières années d’existence. Dans ses débuts, la formation évoluait au PEPS de l’Université Laval et n’attirait que quelques centaines de spectateurs par match, et ce malgré une équipe dominante entraînée par Guy Chouinard. La formation a terminé au premier rang de la LHJMQ avec 46 victoires, notamment en raison du plus faible nombre de buts contre du circuit à 204.

Un des moments décisifs de l’organisation selon le directeur général, Louis Painchaud, a été à la fin de la deuxième saison de l’aventure, alors qu’une franchise de la Ligue américaine de hockey (LAH), les Citadelles, a été octroyée à Québec. Les deux équipes ont donc emménagé dans le Colisée Pepsi pour cohabiter pendant trois ans. Ce ne fut pas nécessairement plus facile aux guichets en raison de l’offre de plus de 80 parties de hockey à la population de Québec durant la saison hivernale.

« Le départ des Citadelles de Québec en 2002 a été le début de la montée du succès des Remparts de Québec. En ayant une seule offre de hockey, cela était beaucoup plus facile. Plusieurs idées pour s’assurer que l’équipe soit près de la population et attire davantage d’amateurs de hockey ont été lancées, comme le stationnement gratuit, les journées familiales ou l’implication des joueurs dans la communauté », a souligné Louis Painchaud.

L’effet Patrick Roy

Un autre tournant majeur dans la jeune histoire de l’organisation est sans aucun doute l’ère Patrick Roy derrière le banc de l’équipe. Après un début de saison 2005-2006 en dents de scie, Patrick Roy, qui était alors directeur général, a congédié Éric Lavigne pour prendre les reines de l’équipe. L’effet a été immédiat, puisque les Remparts ont été finaliste de la finale de la Coupe du Président et ils ont été couronnés grands champions de la Coupe Memorial MasterCard à Moncton.

Les assistances au Colisée Pepsi ont également explosé sous l’ère Patrick Roy. En 2004-2005, ils avaient attiré en moyenne près de 6 000 spectateurs par partie. Dès la première année (2005-2006), les Remparts de Roy ont connu une augmentation au guichet de 22%, pour compiler une moyenne de près de 7500 spectateurs par partie. Puis, ils ont battu un record de la LHJMQ l’année suivante en dépassant largement la barre des 300 000 spectateurs.

Québec : ville de grands événements et de grands joueurs

Pour le directeur général, Louis Painchaud, une des facettes qui donne aux Remparts ses lettres de noblesse est l’organisation des grands événements par l’organisation. « Nous avons été impliqués dans la communauté et au sein de la ligue en organisant des événements d’envergure comme les repêchages de 1998 et 2012, les Coupes Memorial (2004 et 2015) ainsi que le Championnat du monde de hockey de l’IIHF en 2008 ».

Les 20 dernières années ont aussi été marquées par le passage de grands joueurs, qui ont fait tourner bien des têtes dans la Ligue nationale de hockey. Nous avons qu’à penser à Cédrick Desjardins, Anthony Duclair, Alexander Radulov, Marc-Édouard Vlassic et Simon Gagné. D’ailleurs, le chandail de ces trois derniers joueurs flotte à tout jamais au plafond du Centre Vidéotron.

Les bons souvenirs des vingt dernières années sont très nombreux dans la tête de Louis Painchaud. L’arrivée au Colisée Pepsi, la responsabilité des deux équipes (Remparts et Citadelles), l’organisation des événements majeurs et l’ouverture du Centre Vidéotron lui auront fait vivre des moments magiques. C’est en repensant à l’ensemble de l’oeuvre que le directeur général des Remparts semble le plus nostalgique.

« Je suis issu du monde scolaire, d’une école de St-Gabriel-de-Valcartier. Au début, j’ai pu goûter à l’expérience en raison des avantages liés aux années sabbatiques. Je n’y suis finalement jamais retourné. Le fait d’avoir eu la chance d’embarquer dans une aventure aussi extraordinaire est le plus beau souvenir », a exprimé Monsieur Painchaud.

Les festivités du 20e anniversaire

L’organisation des Remparts de Québec ne fait jamais les choses à moitié, et ce n’est pas avec le 20e anniversaire de l’organisation qu’elle va commencer. Déjà, le match d’ouverture du 23 septembre dernier a donné la charge à cette année de festivités. Ils en ont profité pour honorer plusieurs anciens membres de l’organisation, dont un des chouchous de la foule, Alexander Radulov.

Les amateurs seront également beaucoup impliqués afin de souligner les exploits de ceux qui ont passé dans l’uniforme des Diables rouges. Les partisans des Remparts devront entre autres déterminer l’équipe d’étoiles des vingt dernières années. Ils seront également beaucoup sollicités via les médias sociaux et lors des matchs. Les détenteurs d’abonnements de saison auront également une soirée bien spéciale pour les remercier de leur appui inconditionnel.

Réparer la cassure de la franchise

Les Remparts ont repris le nom de la franchise des Remparts de Québec (1969-85), mais ce n’est pas cette même franchise qui est actuellement à Québec. La première édition de la formation de la Vieille-Capitale a déménagé à Longueuil en 1988 pour un règne de trois ans sur la Rive-Sud de Montréal. L’équipe a ensuite cessé ses activités en 1991. Les Remparts actuels sont plutôt issus de la concession des Harfangs de Beauport (1990-97). L’organisation veut donc réparer la cassure entre l’ancienne franchise qui a évolué dans les années 70 et 80 et la franchise actuelle.

« Nous avons décidé de prendre le nom Remparts. Nous voulons donc apporter des correctifs passés en honorant de grands joueurs qui ont marqué le hockey junior à Québec. L’organisation veut donc tendre la main au passer et introduire ces personnes qui ont écrit la première histoire en retirant leur chandail. On peut penser à de grands joueurs comme André Savard, Réal Cloutier et Guy Chouinard pour ne nommer que ceux-là », a souligné Louis Painchaud.

Somme toute, les Remparts de Québec ont assurément une riche histoire malgré la jeunesse de la concession. L’organisation souhaite maintenir la cadence dans leur nouvel amphithéâtre et reconstruire la formation en route vers les plus hauts sommets. Une première Coupe du Président et une seconde Coupe Memorial sont évidemment les objectifs les plus souhaités au sein de l’équipe.

En ce qui a trait aux futurs grands projets, Louis Painchaud laisse planer un certain mystère : « C’est l’an 2 du Centre Vidéotron. On doit encore trouver notre vitesse de croisière entre le Centre et l’équipe. On va se positionner d’abord et bien reconstruire notre équipe et nous verrons par la suite ».

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