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Raynald Cloutier

RCloutier181x200Natif de la région de Québec, Raynald Cloutier y fait de la radio depuis près de 30 ans. D’abord un chroniqueur football, Cloutier devint chroniqueur sportif à CHOI FM à la fin des années 90. En 2003, il accepte le poste d’animateur d’une émission sportive du retour avant de commencer à décrire les matchs des Remparts sur les ondes de la radio de Québec en 2004. Au cours des 14 dernières années il a la chance de parcourir le Québec et les Maritimes pour décrire l’action du hockey de la LHJMQ et des Remparts de Québec sur les ondes de CHYZ 94,3. Il est aussi commentateur sportif sur les ondes d’Énergie 98,9.

 


 

 

 

 

Saisir l’occasion

par Raynald Cloutier – 14 novembre, 2017

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Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Par contre une carrière junior n’est pas éternelle, bien au contraire, elle passe très rapidement.

Avoir du talent est une chose, mais savoir l’exploiter en est une autre. Et pour différentes raisons, certains joueurs ne réussissent pas à exploiter leur talent au maximum.

Parfois, ils sont les grands responsables de cette réalité, mais il arrive aussi des histoires où les circonstances et les évènements ne se déroulent tout simplement pas à leur avantage. Dans ce dernier cas, un changement d’air et d’encadrement peut être salutaire, encore faut-il réussir à en profiter.

 

Grandir

Au cours de sa carrière junior, un joueur passe de l’adolescence à l’âge adulte. Entre 16 ans (parfois même 15 ans) et 20, parfois 21 ans, un joueur de la LHJMQ passe de recrue à vétéran. Il se découvre comme individu, comme coéquipier, comme leader.

La plupart de ces joueurs ont grandi étant parmi les meilleurs de leur groupe d’âge. Certains se sont fiés uniquement à leur talent pour avancer, d’autres ont jumelé talent et travail pour franchir les étapes les menant jusqu’au junior majeur.

Mais personne n’évolue au même rythme, et voilà pourquoi la patience et la persévérance viennent souvent bien servir les joueurs et les équipes en question.

Ceux qui n’ont pas développé une bonne éthique de travail se font rattraper tôt ou tard et le réaliser dès le départ permet souvent de rectifier la situation. Plus les bonnes habitudes sont acquises tôt, plus facilement se fait le développement.

 

École

La LHJMQ est une excellente école de vie à ce niveau. Il n’est pas rare de voir des joueurs y développer de bonnes habitudes de travail à force de côtoyer des individus qui les ont déjà développées.

Voilà une des plus belles choses qu’apprennent les joueurs qui passent par la LHJMQ. Malheureusement, il y en a aussi qui le réalise un peu trop tard, une fois la carrière junior terminée. Eux aussi pourront éventuellement profiter d’une bonne éthique de travail, mais probablement dans un domaine autre que le hockey junior.

 

Exemples

Des exemples, on en retrouve plusieurs à chaque saison de la LHJMQ. Et je dirais qu’il y en a de plus en plus. Des parcours atypiques, des joueurs qui surmontent de l’adversité (choix tardifs au repêchage, joueurs invités, joueurs échangés, etc.), on en voit régulièrement.

Martin St-Louis a servi de modèle pour les plus petits joueurs. Jamais repêché dans la LNH, il a fait son chemin jusqu’à la finale de la Coupe Stanley. On peut aussi penser à Yanni Gourde, David Desharnais ou Jonathan Audy-Marchessault, qui sont d’autres joueurs québécois qui se démarquent présentement à force de travail et de ténacité.

J’ai aussi vu des joueurs profiter d’une deuxième chance dans la Q. Des joueurs tels que Claude Giroux, Paul Byron, Mike Hoffman, Charlie Coyle, Alexandre Grenier et j’en passe. Ils ont tous su profiter d’une deuxième chance pour exploiter leur talent et atteindre les plus hauts sommets du monde du hockey.

Cette saison, quelques joueurs chez les Remparts semblent vouloir saisir cette 2ème chance. Dereck Baribeau, Benjamin Gagné, Sam Dunn et Luke Kirwan contribuent tous au succès des Diables Rouges présentement.

Je ne dis pas qu’ils vont tous atteindre la LNH, mais pour le moment ils réussissent à exploiter leur talent au maximum. C’est donc possible pour eux de saisir l’occasion, il suffit d’y croire.

 



L’équilibre

par Raynald Cloutier – 31 octobre, 2017

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Cette semaine, chaque équipe de la LHJMQ aura franchi le quart de la saison régulière.
Un coup d’œil au classement général permet de constater qu’aucune des 18 formations ne domine réellement jusqu’ici cette saison. En fait, ce sont seulement cinq points qui séparent actuellement le premier et le neuvième rang.

Parmi les équipes de tête en ce début de campagne, on retrouve les Huskies de Rouyn Noranda. J’ajouterais on retrouve encore les Huskies même. Après deux saisons à occuper une place au sommet de la pyramide (Champions en 2015-2016, et deuxièmes au classement général en 2016-2017), la logique du hockey junior voudrait que les Huskies connaissent une saison un peu plus difficile. Mais présentement, les hommes de Gilles Bouchard continuent de gagner régulièrement et sont à nouveau dans les hauteurs du classement.

La roue tourne en Abitibi alors que les vétérans quittent et les jeunes prennent la relève. C’est une situation parfaite pour une équipe de hockey junior : trouver l’équilibre dans les groupes d’âge et le conserver sont les défis les plus importants pour une organisation.

Idéalement, on aime retrouver quelques joueurs de 16 et 17 ans qui apprennent le rythme de la LHJMQ et la culture de l’organisation. Les joueurs de 19 et de 20 ans doivent quant à eux être les leaders que les jeunes peuvent regarder et suivre, autant dans les comportements positifs que négatifs. Cet équilibre, il est fragile et essentiel aux succès de l’équipe.

Mais les Huskies ont payé le gros prix avant de trouver cette stabilité. En 2010-2011, au lendemain d’une saison où ils ont été éliminés en quart de finale des séries par les Wildcats de Moncton, les Huskies ont connu la pire saison de leur histoire avec seulement 30 points au classement. Ils avaient payé cher pour faire l’acquisition des attaquants Philippe Cornet et Jordan Caron (Rimouski), ainsi que du défenseur Steven Delisle (Gatineau). Ce fut une saison marquante pour cette organisation, qui s’est bien relevé depuis.

 

Gagner

Bien beau ce fameux équilibre, mais lorsqu’une équipe connaît un bon début de saison et croit en ses chances, elle veut aussi tenter de s’améliorer pour continuer à progresser. Dans quelques semaines aura lieu la dernière période de transactions permises dans la LHJMQ et plusieurs équipes voudront aller chercher les éléments manquants. Mais à quel prix ?!

Il n’y a pas de secret, une équipe qui repêche bien a plus de marge de manœuvre. Laissez partir un jeune joueur prometteur est souvent ce qui vient briser l’équilibre d’une organisation. Par contre, plus l’équipe mise sur de bons jeunes joueurs, moins l’impact est grand lorsqu’elles doivent en laissez partir un. Et ce jeune devient une bonne monnaie d’échange pour l’équipe.

Moncton et Halifax ont connu des saisons très pénibles dans le passé, mais les voici de retour parmi les meilleures formations. Voudront-ils déranger la reconstruction effectuée depuis quelques années? Il en va de même avec les Remparts, pour qui les deux dernières saisons ont été difficiles. Sans rater les séries éliminatoires, leur processus de reconstruction a souffert par moments.

Mais dans tous ces cas, la roue a recommencé à tourner, et il sera intéressant de les voir manœuvrer dans un futur rapproché.