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«Les études, c’est très important pour moi.» – Nicolas Guay

Nicolas Guay prend bien soin d’assurer ses arrières si jamais les choses ne fonctionnent pas comme il le voudrait au hockey. La recrue des Saguenéens de Chicoutimi excelle sur les bancs d’école et flirte même avec la perfection. Malgré un horaire qui s’annonce très chargé, il a l’intention de se diriger vers les sciences de la nature au collégial à compter de l’an prochain.

«C’est le programme qui va m’ouvrir le plus de portes. C’est pour ça que je vais prendre cette voie», signale l’étudiant modèle chez les Sags pour le mois de novembre.

Auparavant, l’attaquant de 16 ans doit obtenir son diplôme d’études secondaires, une formalité, lui qui conserve depuis le début de l’année scolaire une moyenne supérieure à 90%. «Les études, c’est très important pour moi. Je mets beaucoup de temps à étudier et faire des devoirs pour que ce soit fait comme il faut. Je pense que c’est important d’avoir un plan B si jamais ça ne marche pas au hockey», raconte Nicolas Guay qui fait partie du programme sport-études des Saguenéens à l’école Odyssée/Dominique-Racine.

Lors d’une semaine normale, les quelques joueurs qui fréquentent toujours le secondaire assistent à deux périodes le matin et quittent pour l’entraînement de l’équipe en fin d’avant-midi. Au besoin, ils peuvent reprendre le troisième cours dans l’après-midi et ont également des périodes d’étude obligatoires. «J’ai tout le temps marché de cette manière. J’aime bien ça et ça cadre bien dans mon horaire», note Nicolas Guay, convenant que pour bien réussir, il doit être à son affaire. «Déjà que le sport-études représente 70% de l’horaire des élèves au régulier. En plus, on manque un cours. On doit donc être très disciplinés et discuter souvent avec les professeurs pour leur faire des comptes-rendus», précise-t-il.

Nicolas Guay sait qu’un jour, il devra faire un choix entre le hockey et ses études. Il n’est toutefois pas encore rendu à cette étape. «Pour l’instant, je me concentre sur le hockey et aussi les études. Je travaille fort au hockey et je veux que ça marche. Mon cheminement scolaire, c’est pour me garder une porte de sortie», indique Nicolas Guay qui est attiré par la finance et la médecine s’il poursuit des études universitaires. «Ce sont deux domaines vastes, mais deux domaines qui m’intéressent», raconte le joueur originaire de Magog, en Estrie.

En plus de bien s’en sortir à l’école, Nicolas Guay s’en tire également très bien sur la patinoire et dit se sentir de plus en plus à l’aise dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il est utilisé régulièrement par l’entraîneur-chef Yanick Jean, notamment en désavantage numérique. Présentement sur la touche en raison d’une commotion cérébrale, il cumule sept points, dont deux buts. Avec un peu plus de touche autour du filet, il en aurait facilement le double.

«Je joue bien, estime l’ancien des Cantonniers de Magog qui a été le quatrième joueur réclamé par les Sags au dernier repêchage, en début de deuxième ronde.

«Je dois avoir plus de constance. J’ai encore bien des choses à améliorer pour devenir un bon joueur dans cette ligue, dont la force physique, la vitesse et la constance. J’ai seulement 16 ans et j’ai encore du temps pour me développer, mais jusqu’à maintenant, je suis très content de comment ça se passe», mentionne Nicolas Guay qui n’est pas le seul à bien réussir académiquement chez les Saguenéens, qui ont mis en place le programme scolaire actuel en 2004 et ont apporté quelques modifications mineures au fil du temps. L’hiver dernier, le taux de réussite pour les étudiants du cégep a été de 90,5%.

«Le programme est bien structuré et bien rodé. On a fait nos preuves», mentionne la responsable Johanne Leblanc, une enseignante à la retraite. Elle ajoute que tous les joueurs, sans exception, poursuivent des études. La plupart fréquentent le secondaire ou le cégep, mais par exemple, deux joueurs anglophones, Landon Schiller et Garrett Johnston, suivent des cours à distance et doivent se présenter trois fois par semaine à des périodes d’étude en après-midi au centre Georges-Vézina. Quant à eux, les deux joueurs russes, Artem Maltsev et Dmitry Zhukenov, apprennent l’anglais avec l’aide d’un professeur.

«Il faut quand même penser que ce sont des jeunes entre 16 et 20 ans. On a tous eu cet âge. Ils sont loin de chez eux. Pour plusieurs d’entre eux, ils viennent de quitter la famille et intègrent une nouvelle région, en pension. Souvent, ils font la transition du secondaire au cégep. Même à la maison, ça demande une période d’adaptation et d’intégrer une méthode de travail. On est là pour leur donner des outils. Ce ne sont pas tous des joueurs qui vont être repêchés dans la Ligue nationale. Ils doivent avoir un plan B», souligne Johanne Leblanc qui a accompagné l’équipe lors du dernier voyage dans les Maritimes à la mi-novembre.

«Ça permet aussi de voir ce qu’ils vivent au quotidien, souligne-t-elle. Réussir la conciliation sport et étude, c’est exigeant. Ça demande de l’effort, de la constance et beaucoup de discipline. Ça demande aussi d’être encadré. Les jeunes répondent bien à ça à partir du moment où tu mets les choses au clair dès le départ.»

Avant le départ, l’horaire était déjà déterminé et réglé au quart de tour pour le volet sportif, mais aussi pour les études. «Avant de partir, on leur demande d’aller voir leurs profs pour leur demander ce qu’ils ont comme travaux à faire durant la période de leur absence. Ils vont avancer leurs travaux scolaires, mais en revenant, même s’ils ont progressé, ça ne remplace pas les cours. Des professeurs vont probablement organiser de la récupération, ils n’auront pas le choix», prévient Johanne Leblanc.

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