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Un parcours en montagnes russes
Gatineau, Olympiques

Par Jean-François Plante Le Droit

Une dixième position au classement général et une élimination au premier tour des séries, ce n’est pas ce que l’organisation des Olympiques de Gatineau avait dans ses cartes au début de la dernière saison de la LHJMQ.

Le directeur général, Marcel Patenaude, ne s’est pas défilé lorsqu’il a dressé le bilan de la saison 2016-17 du club mardi. Sa première saison dans le fauteuil du d.g. des Olympiques aura été tumultueuse. Il a notamment été dans l’obligation de congédier Mario Duhamel, sa première embauche pour diriger la destinée de son nouveau club.

Menacés d’une exclusion des séries après les Fêtes, les Olympiques ont racheté leur campagne décevante avec une fin de calendrier excitante où ils ont rapidement remonté le classement, mais une fois rendue en séries, les troupiers d’Éric Landry se sont retrouvés au bord du gouffre en encaissant trois revers consécutifs. Encore une fois, les Olympiques se sont relevés en montrant une force de caractère pour signer trois victoires consécutives. Or, la remontée s’est arrêtée abruptement dans la prolongation du match ultime.

«Je pourrais comparer ma première année à un beau parcours en montages russes. J’avais peut-être sous-estimé les effets du changement dans l’orientation du personnel hockey. Les attentes étaient élevées. Les gens croyaient à un championnat. Dans les faits, est-ce que c’était réaliste?».

Dès les premiers matches de la saison, les Gatinois s’étaient creusé un trou avec l’absence de plusieurs joueurs clés partis dans des camps de la LNH. Quand ils sont revenus, l’équipe a pris le chemin des Maritimes pour effectuer le plus long voyage de l’histoire d’une équipe de la LHJMQ. Les défaites se sont empilées. La pression montait. Il a fallu un changement d’entraîneur à la fin du mois de janvier pour amener l’équipe à jouer à la hauteur de son talent.

Un mal pour un bien

Malgré tout, Marcel Patenaude croit que cette déconfiture des Olympiques a probablement sauvé l’avenir du club à court et moyen terme.

«La dernière période des transactions a été intense et productive. Elle va nous permettre de vivre des jours meilleurs. Je ne vois pas comment l’organisation aurait pu se relever et demeurer compétitive en tentant de gagner un autre championnat. Si nous avions continué à acheter des joueurs, nous aurions eu les poches vides. Ça aurait été désastreux. Il aurait fallu se départir d’autres jeunes joueurs. Au moins là, nous avons un noyau de joueurs qui va nous permettre d’établir une planification sur trois ans afin de construire une équipe championne à court ou moyen terme. »

Le directeur général a rappelé que son équipe serait bien nantie à plusieurs égards l’an prochain. «Nous avons deux gardiens de but d’expérience, cinq défenseurs qui reviendront en incluant le jeune Marc-Olivier Alain que nous avons acquis avec un premier choix en 2019. Ce n’est pas rien. Nous avons 10 attaquants qui reviendront en excluant un joueur européen et Métis Roelens (premier joueur sélectionné en 2016) qui est prêt à jouer au centre chez nous. C’est sans compter les nombreux autres joueurs que nous avons déjà repêchés».

Les retours anticipés de Vitalii Abramov, Mitchell Balmas, Shawn Boudrias, Jeffrey Durocher, Alexandre Landreville, Vincent Milot-Ouellet et des autres recrues de la dernière année devraient servir de base offensive.

À l’arrière, Alex Breton et Will Thompson seront les piliers de la défensive. Gabriel Bilodeau, Ryan O’Bonsawin et Marc-Olivier Alain viendront leur donner un coup de main. Devant le filet, Mathieu Bellemare et Tristan Bérubé ont déjà fait leurs preuves dans le circuit Courteau même si le premier risque d’être opéré à une épaule cet été.

Selon Patenaude, Shawn Boudrias a été la révélation des Olympiques en fin de saison. «Il n’a que 17 ans. Il fait 6’4 » et près de 200 livres. S’il ne se blesse pas avant la prolongation du septième match au Cap-Breton, je suis convaincu qu’on gagne ce match. Il était rendu dominant à ce point».

Contrat de deux ans pour Landry

Marcel Patenaude n’a jamais voulu employer le terme «intérimaire» lorsqu’il a placé Éric Landry derrière le banc des Olympiques à la fin du mois de janvier dernier. Le Gatinois de 42 ans n’aura pas à porter l’étiquette de toute façon.

Dans son bilan de fin de saison mardi, le directeur général a confirmé la mise sous contrat d’Éric Landry pour les deux prochaines années. «Il a su relever le défi que nous lui avons proposé. Je suis fier de cette nomination pleinement méritée», a-t-il dit.

L’ancien hockeyeur professionnel a cumulé une fiche de 14 victoires et sept défaites pour terminer la saison régulière des Olympiques. Au premier tour des séries, son club s’est incliné en sept matchs contre les Screaming Eagles du Cape Breton.

Lorsqu’il avait pris le relais de Mario Duhamel, Landry trouvait que l’équipe jouait à 80% de ses capacités. Son objectif était d’aller chercher le 20% manquant. «Nous y sommes presque arrivés. Il manquait le 1% qui nous aurait fait gagner la première ronde».

Au fil des ans, les Olympiques ont souvent eu la main heureuse avec des entraîneurs natifs de la région. La direction espère que Landry sera le prochain entraîneur local à profiter de sa tribune avec les Olympiques pour passer au niveau supérieur. Landry, en tout cas, ne pouvait demander mieux que de travailler chez lui, près de sa famille.

«Je suis content d’avoir eu la chance de diriger cette équipe dans la dernière partie de la saison. Les joueurs ont embarqué dans le bateau. Nous avons lutté jusqu’au bout. Mon objectif ne changera pas. Les Olympiques doivent toujours participer aux séries éliminatoires. Je veux développer des joueurs à la façon des Olympiques. Je veux voir une constante évolution. Je veux que les joueurs voient qu’ils progressent en faisant confiance à nos enseignements et en adoptant de bonnes habitudes de travail. Je vais exiger un effort soutenu tous les jours».

Landry aura le loisir de choisir ses adjoints. Il lui avait été difficile de recruter un entraîneur pour lui venir en aide à la fin du mois de janvier, mais il avait été chanceux de tomber sur Denny Lambert à la suggestion de John Chabot.

Lambert n’a pas caché qu’il aimerait revenir avec l’équipe, mais Marcel Patenaude ne pouvait rien garantir mardi.

«Il y a des considérations budgétaires à respecter. J’ai eu une bonne discussion avec Denny vendredi. Je suis très satisfait de son travail. Nous lui avons soumis une offre. Il reste à voir si ça répond à ses attentes. Il y aura peut-être des possibilités pour lui ailleurs aussi».

Éric Landry dit avoir apprécié la présence de Lambert tout comme celle de Stéphane Proulx (gardiens). Il a réitéré qu’il tenait à être épaulé par un entraîneur d’expérience l’an prochain.

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