MENU
Intronisations au Temple de la Renommée LHJMQ – Cuvée de 2018

 

Boucherville Que. – La Ligue de hockey junior majeur du Québec est fière de vous présenter la cuvée de 2018 qui sera intronisée au Temple de la Renommée de la LHJMQ dès le 4 avril 2018.

Cette année, on y retrouve encore une fois plusieurs personnalités ayant marqué la ligue chacun à leur manière distincte. Voici les élus, ainsi qu’une brève présentation de leurs parcours;

  • Éric Taylor (posthume)
  • Marc Denis
  • Danny Groulx
  • Vincent Lecavalier
  • Stéphane Quintal

 

ERIC TAYLOR  – – à titre posthume –

Dirigeant d’équipe de la LHJMQ

Années 1970 et 1980

  • Junior de Montréal – (Finaliste des séries 1978 / Playoff Finalist Team)
  • Junior de Verdun – (Champion des séries 1983 / Playoff Champion Team)
  • Canadien Junior de Verdun – (Champion des séries 1985 / Playoff Champion Team)

Dans les années 1970 et 1980, Eric Taylor était reconnu comme un brillant homme de hockey de son époque, un vrai passionné. Son caractère bouillant par moment venait camoufler des qualités humaines reconnues par tous ceux qui l’ont côtoyé.

Dans un premier temps, M. Taylor a été le recruteur du Junior de Montréal derrière Ronald Caron, puis il a rapidement été promu au rôle de directeur-gérant de la formation qui portait les couleurs du club de hockey Les Canadiens de Montréal.

L’un de ses grands coups d’éclat a été d’embaucher un jeune entraîneur de premier plan en Pierre Creamer en 1980. C’est avec lui que son équipe a atteint les plus hauts sommets. Le Junior de Verdun remporta la Coupe du Président le 1er mai 1983 devant plus de 16 000 spectateurs réunis au Forum de Montréal. Au total, son club a atteint la finale trois fois en sept ans de 1978 à 1985, incluant deux Coupes du Président (1983 et 1985).

Eric Taylor a acquis ses lettres de noblesse en réussissant à convaincre de grands hockeyeurs issus des provinces atlantiques, mais aussi des États-Unis. Le plus grand américain à joindre les rangs de son équipe a certes été Pat LaFontaine. À 17 ans, après avoir été un choix tout aussi audacieux que calculé de Taylor en 9e ronde, LaFontaine a enregistré 234 points en 1982-83, soit 104 buts et 130 mentions d’aide, trois records qui tiennent toujours pour une recrue de la LHJMQ. Sans oublier que, deux ans plus tard, Taylor mettait la main sur un autre surdoué en Jimmy Carson. Ces deux acquisitions extraordinaires allaient postérieurement devenir de grands noms de la Ligue nationale.

Ce travailleur acharné savait reconnaître le talent, mais profitait aussi des décorations du Canadien de Montréal – lire les Coupes Stanley qui se multipliaient à cette époque -, sans oublier les dollars fournis par le grand club aussi! Aucun aréna n’était trop loin pour aller voir évoluer les espoirs du hockey, bravant les intempéries et les conditions routières inimaginables.

Ses anciens joueurs et ses anciens entraîneurs pourraient vous raconter qu’il lui arrivait de faire signer ses contrats sur des serviettes de table ou un simple bout de papier, déposant ensuite le tout dans son classeur bien à lui: la petite poche avant de sa chemise!

Monsieur Taylor était aussi un grand compétiteur dans l’âme qui savait transiger. Rappelons-nous l’acquisition de Claude Lemieux, des Draveurs de Trois-Rivières, à l’aube de la saison 1983-84, alors qu’il venait tout juste d’être repêché en 2e ronde par les Canadiens de la LNH. Ce dernier deviendra le joueur le plus utile des séries 1985 dans la LHJMQ, remportant le trophée Guy Lafleur.

Il a toujours su lire le livre des règlements entre les lignes, diront certains, et il a misé sur tout son bagage de connaissances pour réunir les meilleurs éléments dans le but de gagner.

Sans contredit, il était déterminé et convaincant.

Eric Taylor, à titre posthume comme « Bâtisseur », sera intronisé au Temple de la Renommée de la LHJMQ le 4 avril 2018.

 

MARC DENIS

Canadien né le 1er août 1977 à Montréal (Québec). Gardien de but attrapant de la main gauche, mesurant 6’01 » et pesant 193 livres lors de son stage junior majeur. Au repêchage de la LHJMQ de 1994, il est sélectionné en 4e ronde, 52e au total, par les Saguenéens de Chicoutimi. En 1995, lors de la séance de sélection de la LNH, il fut choisi en 1re ronde, 25e au total, par l’Avalanche du Colorado.

Saison régulière / Regular Season
LHJMQ EQUIPE PJ V D N BL MOY %ARR
QMJHL TEAM GP W L T SO GAA SAV%
1994-95 Chicoutimi 32 17 10 1 3.48 0.891
1995-96 Chicoutimi 51 23 22 4 2 3.19 0.891
1996-97 Chicoutimi 41 22 15 2 4 2.69 0.905
TOTAL LHJMQ 124 62 47 7 6 3.09 0.896
QMJHL TOTAL              
Séries éliminatoires / Playoffs
LHJMQ EQUIPE PJ V D N BL MOY %ARR
QMJHL TEAM GP W L T SO GAA SAV%
1994-95 Chicoutimi 6 4 2 0 1 3.04 0.917
1995-96 Chicoutimi 16 8 7 4.32 0.865
1996-97 Chicoutimi 21 11 10 1 3.43 0.883
TOTAL LHJMQ 43 23 19 2 3.69 0.882
QMJHL TOTAL              
CAREER / CARRIÈRE 167 85 66 7 8 3.25 0.892

 

Dans la LNH, TOTAL (saison régulière)         349   112   182   28   16   3.02   0.902

Dans la LNH, TOTAL (séries éliminatoires)   0     0     0     0     0     —     —

 

Équipe dans la LHJMQ, comme joueur

  • Saguenéens de Chicoutimi (1994-95 à 1996-97)

 

Au printemps 1994, Marc Denis a vu sa vie se transformer. Montréalais d’origine, les Saguenéens de Chicoutimi le choisissent en 4e ronde lors de la séance de sélection midget. Dès lors, non seulement son niveau de jeu changea sur la patinoire, mais il devint aussi un citoyen exemplaire pour sa région adoptive, y rencontrant même sa future épouse.

Rapidement à son premier camp dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Marc Denis impressionna l’entraîneur Gaston Drapeau. Ce dernier lui confia le filet pour 32 parties à son année recrue, permettant à Denis de signer 17 victoires, ce qui ouvrit les yeux des dépisteurs de la meilleure ligue au monde.

Sans hésiter, l’Avalanche du Colorado en fait son choix de 1re ronde au repêchage 1995 de la Ligue nationale, étant sélectionné juste après Jean-Sébastien Giguère et Martin Biron. Après un premier camp professionnel, l’athlète de 6’1″ et 193 livres continua de s’illustrer tant sur la patinoire que sur les bancs d’école, recevant le titre de joueur-étudiant de l’année dans la LHJMQ en 1995-96.

Marc Denis carburait aux défis et adorait compétitionner avec les meilleurs cerbères de sa génération. En séries 1997, les « Sags » et lui accèdent à la grande finale face à Hull, après avoir vaincu tour à tour les Mathieu Garon (Victoriaville) et Jean-Sébastien Giguère (Halifax).

Au terme de son stage junior majeur de trois saisons (incluant les séries), sa fiche montrait 167 parties, une moyenne de buts alloués de 3,25, et un pourcentage d’arrêts de ,892. De ses 85 victoires, huit ont été acquises par blanchissage. Individuellement en 1996-97, sa moyenne de buts alloués de 2,69 lui a valu le Trophée Jacques-Plante et une place sur la 1re équipe d’étoiles de la LHJMQ, tout comme le titre de gardien de l’année dans la Ligue canadienne.

Au championnat mondial junior, il a été décoré de la médaille d’or en deux occasions comme représentant du Canada. Après avoir secondé José Théodore en 1996, on lui a confié le filet comme numéro un pour le tournoi de 1997. Il s’illustre en finale en blanchissant les États-Unis avec un gain de 2-0.

Après deux saisons dans la Ligue américaine avec Hershey, c’est en 1999-2000 que Marc Denis a fait ses débuts dans la LNH, dans l’ombre de Patrick Roy. Dès la saison suivante, il est échangé à une toute nouvelle équipe issue de l’expansion, les Blue Jackets de Columbus, devenant leur gardien de confiance jusqu’en 2006. Il a établi un record de la LNH avec 4510 minutes jouées en 2002-03. Après des passages à Tampa Bay et Montréal, la saison 2008-09 a été sa dernière dans la LNH après 349 rencontres.

Excellent communicateur, il agit aujourd’hui comme analyste au hockey du Réseau des Sports depuis 2011, tout en continuant de s’impliquer chez les Saguenéens comme vice-président hockey.

Demeurant à Chicoutimi plusieurs semaines par année, son épouse et lui ont mis sur pieds la « Fondation pour Enfants Marc Denis » en 2001. Son implication communautaire au Saguenay/Lac St-Jean s’avère vraiment digne de mention.

 

 

 

DANNY GROULX

Canadien né le 21 juin 1981 à LaSalle (Québec). Défenseur, mesurant 6’00 » et pesant 205 livres lors de son stage junior majeur. Au repêchage de la LHJMQ de 1997, il fut choisi en 1re ronde, 11e au total, par les Foreurs de Val-d’Or.

Saison régulière / Regular Season
LHJMQ EQUIPE PJ B A PTS PEM
QMJHL TEAM GP G A PTS PIM
1997-98 Val-d’Or 63 4 16 20 61
1998-99 Val-d’Or 36 3 26 29 55
Acadie-Bathurst 36 2 15 17 51
Total VdO-Bat 72 5 41 46 106
1999-00 Victoriaville 66 12 55 67 131
2000-01 Victoriaville 72 16 71 87 164
2001-02 Victoriaville 68 29 83 112 165
TOTAL LHJMQ 341 66 266 332 627
QMJHL TOTAL          
Séries éliminatoires / Playoffs
LHJMQ EQUIPE PJ B A PTS PEM
QMJHL TEAM GP G A PTS PIM
1997-98 Val-d’Or 19 1 4 5 18
1998-99 Acadie-Bathurst 18 2 2 6
1999-00 Victoriaville 6 4 4 14
2000-01 Victoriaville 13 2 19 21 46
2001-02 Victoriaville 22 9 30 39 68
TOTAL LHJMQ 78 12 59 71 152
QMJHL TOTAL          
CAREER / CARRIÈRE 419 78 325 403 779

 

 

Équipes dans la LHJMQ, comme joueur

  • Foreurs de Val-d’Or (1997-98 à 1998-99)
  • Titan d’Acadie-Bathurst (1998-99)
  • Tigres de Victoriaville (1999-2000 à 2001-02)

Dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Danny Groulx aura certes été un joueur d’exception. Défenseur à caractère ultra offensif, il a été privilégié de pouvoir s’aligner avec de futurs clubs champions pratiquement taillés sur mesure pour son style de jeu. Or, ces équipes ont elles aussi été choyées en profitant de ses services!

Danny Groulx a été sélectionné par les Foreurs de Val-d’Or en 1re ronde lors de la séance de sélection de 1997. En cinq magnifiques saisons dans la LHJMQ, il est devenu le « recordman » chez les défenseurs avec ses 332 points en saison régulière. De plus, en considérant tant le calendrier régulier que celui des séries, il a disputé 419 parties dans le circuit Courteau, plus que tout autre joueur des 49 premières saisons de l’histoire de la LHJMQ. Il a aussi été le seul joueur à avoir levé la Coupe du Président à trois reprises avec trois franchises différentes: Val-d’Or (1998), Acadie-Bathurst (1999) et Victoriaville (2002).

Le point tournant de son stage junior majeur est survenu en juin 1999, quand les Tigres de Victoriaville ont acquis ses services dans une transaction avec le Titan d’Acadie-Bathurst. En troquant trois choix au repêchage, le directeur-gérant Pierre Roux obtenait un brillant quart-arrière, celui qui alimentera de passes savantes sa puissante brigade offensive composée des Mallette, Thinel, Lombardi, Sleigher, Vermette et compagnie.

Ses entraîneurs, principalement Yves Lambert et Mario Durocher, ont réussi à lui faire réaliser que s’il était responsable défensivement, il aurait toute la latitude voulue pour se porter à l’attaque. Il deviendra finalement un meneur exceptionnel, un rassembleur de premier plan, mais surtout un athlète pouvant changer le cours d’un match à lui seul.

Celui qui a porté les numéros « 77 » et « 4 » a profité d’un temps de glace extraordinaire pour signer une campagne de rêve en 2001-02. Individuellement, sa saison de 112 points lui a valu d’être élu pour une 2e année de suite sur la 1re équipe d’étoiles de la LHJMQ en plus d’être proclamé « Défenseur de l’année ». Il a entre autres connu une partie de six points le 5 octobre 2001, un nouveau record pour un défenseur des Tigres.

En séries 2002, il a poursuivi sur sa lancée avec une autre performance du tonnerre, récoltant pas moins de 39 points. Il a ainsi hérité du trophée Guy Lafleur, honneur remis au joueur le plus utile des éliminatoires. Pour conclure sur une note positive, les Tigres ont célébré leur toute première Coupe du Président. Au tournoi de la Coupe Memorial, même si il a été nommé le « Joueur par excellence », Groulx et ses coéquipiers ont vécu l’amère déception d’une défaite en grande finale face au Ice de Kootenay.

Signé comme agent libre par les Red Wings de Detroit, la suite des choses l’a mené vers une dizaine de saisons fructueuses dans la Ligue américaine, ainsi que quelques-unes en Europe, dont deux campagnes dans la KHL en Russie.

Depuis 2014-15, il est associé au Collège Charles-Lemoyne en Montérégie, partageant ses connaissances comme entraîneur au niveau Midget AAA. En plus, il a mis sur pied l’Académie de hockey des Pros en compagnie de Joël Perrault en 2016.

 

VINCENT LECAVALIER

Canadien né le 21 avril 1980 à l’Île-Bizard (Québec). Joueur de centre, mesurant 6’03 » et pesant 182 livres lors de son stage junior majeur. Au repêchage de la LHJMQ de 1996, il est sélectionné en 1re ronde, 4e au total, par l’Océanic de Rimouski. En 1998, lors de la séance de sélection de la LNH, il est choisi en 1re ronde, 1er au total, par le Lightning de Tampa Bay.

Saison régulière / Regular Season
LHJMQ EQUIPE PJ B A PTS PEM
QMJHL TEAM GP G A PTS PIM
1996-97 Rimouski 64 42 60 102 36
1997-98 Rimouski 58 44 71 115 117
TOTAL LHJMQ 122 86 131 217 153
QMJHL TOTAL          
Séries éliminatoires / Playoffs
LHJMQ EQUIPE PJ B A PTS PEM
QMJHL TEAM GP G A PTS PIM
1996-97 Rimouski 4 4 3 7 2
1997-98 Rimouski 18 15 26 41 46
TOTAL LHJMQ 22 19 29 48 48
QMJHL TOTAL          
CAREER / CARRIÈRE 144 105 160 265 201


Dans la LNH, TOTAL (saison régulière)         
1212   421   528   949   848

Dans la LNH, TOTAL (séries éliminatoires)   75     26     30     56   84

 

Équipe dans la LHJMQ, comme joueur

  • L’Océanic de Rimouski (1996-97 à 1997-98)

 

Il y a des joueurs d’exception, et Vincent Lecavalier se veut l’un de ceux-là. Celui qui portait le numéro 4 a été le premier d’une lignée de grands noms qui ont marqué la ville de Rimouski avec leurs prouesses sur la patinoire. Lecavalier pouvait à la fois être élégant, puissant et performant.

En 1996, l’Océanic et son propriétaire majoritaire Maurice Tanguay surprennent l’audience en sélectionnant Lecavalier au 4e rang du repêchage midget, un protégé des Hounds de Notre-Dame en Saskatchewan. Les clubs de la LHJMQ connaissaient son grand talent, mais Vincent miroitait d’autres options, dont l’idée de joindre un collège américain.

L’athlète originaire de L’Île-Bizard se démarque dès ses débuts dans le circuit Courteau, enregistrant une campagne de 102 points qui lui vaudra le titre de « Recrue de l’année » dans la Ligue canadienne.

À sa deuxième saison, il continua sur sa lancée avec une saison de 115 points, une moyenne de deux points par rencontre. Il a littéralement explosé en séries éliminatoires avec 41 points en 18 parties, menant les siens jusqu’en finale de la LHJMQ, là où l’Océanic s’inclina face à Val-d’Or.

Au terme de cette exceptionnelle saison entrecoupée d’un passage avec Équipe Canada junior, l’athlète de 6’3″ et 182 livres a été consacré comme le « Meilleur espoir professionnel » de la LHJMQ, héritant du trophée Michael Bossy.

Tel que prévu par les experts, il deviendra le tout premier choix du repêchage 1998 de la Ligue nationale, étant sélectionné par le Lightning de Tampa Bay. Ses 265 points dans le junior majeur, dont 105 buts en 144 rencontres, ont suffi à ce talentueux magicien sur patins pour convaincre sa future équipe. Entre autres, il avait à son actif sept parties de cinq points avec l’Océanic, et ce en deux saisons à peine.

À son arrivée à Tampa à 18 ans, il sentira une immense pression en raison d’attentes démesurées à son égard. Avec acharnement et ténacité, Lecavalier verra de nouveaux coéquipiers se joindre à lui au début des années 2000, ce qui permettra à sa nouvelle équipe de s’améliorer. Les jeunes Brad Richards et Martin St-Louis viendront fortifier l’offensive du Lightning, si bien que l’équipe de la Floride remportera la Coupe Stanley en 2004.

Vincent Lecavalier a enregistré pas moins de 13 saisons d’au moins 20 buts pendant sa carrière de 17 saisons dans la Ligue nationale. En 2006-07, il remportera le trophée Maurice-Richard grâce à ses 52 buts. En tout, il aura disputé 1287 parties en incluant les séries, dépassant le cap des 1000 points par cinq, marquant 447 fois et ajoutant 558 passes, en plus de recevoir quatre invitations au Match des étoiles de la LNH.

En septembre 2004, il est nommé joueur par excellence de la « Coupe du Monde », alors que le Canada remporte la médaille d’or de cette compétition. En 2007-08, il a ajouté le trophée King-Clancy à son palmarès pour son leadership sur et hors glace.

 

STÉPHANE QUINTAL

Canadien né le 22 octobre 1968 à Boucherville (Québec). Défenseur droitier, mesurant 6’03 » et pesant 220 livres lors de son stage junior majeur. Au repêchage de la LHJMQ de 1985, il a été sélectionné en 3e ronde, 23e au total, par les Bisons de Granby. En 1987, lors de la séance de sélection de la LNH, il a été choisi en 1re ronde, 14e au total, par les Bruins de Boston.

Saison régulière / Regular Season
LHJMQ EQUIPE PJ B A PTS PEM
QMJHL TEAM GP G A PTS PIM
1985-86 Granby 67 2 17 19 152
1986-87 Granby 67 13 41 54 178
1987-88 Granby 23 7 14 21 91
Hull 15 6 9 15 47
Total Gra-Hul 38 13 23 36 138
TOTAL LHJMQ 172 28 81 109 468
QMJHL TOTAL          
Séries éliminatoires / Playoffs
LHJMQ EQUIPE PJ B A PTS PEM
QMJHL TEAM GP G A PTS PIM
1985-86 Granby
1986-87 Granby 8 9 9 10
1987-88 Hull 19 7 12 19 30
TOTAL LHJMQ 27 7 21 28 40
QMJHL TOTAL          
CAREER / CARRIÈRE 199 35 102 137 508


Dans la LNH, TOTAL (saison régulière)        
1037   63   180   243   1320

Dans la LNH, TOTAL (séries éliminatoires)   52    2    10   12   51

 

 

Équipe dans la LHJMQ, comme joueur

  • Bisons de Granby (1985-86 à 1987-88)
  • Olympiques de Hull (1987-88)

 

De son enfance à Boucherville, jusqu’aux bureaux de direction de la Ligue nationale de hockey à New York, Stéphane Quintal a toujours été d’une droiture et d’une générosité sans pareille. Suivant les traces de ses modèles, ses frères aînés et cousins du même nom, il était tout destiné pour devenir un brillant athlète, mais surtout un être humain de grande qualité.

À 16 ans, les recruteurs avaient à l’œil ce jeune défenseur des Riverains du Richelieu, un colosse de 6 pieds et 3 pouces. Les Bisons de Granby ont finalement eu raison de le choisir en 3e ronde du repêchage midget de 1985.

En 1986-87, à sa 2e saison à Granby, il fut un élément clé des succès des Bisons qui remportaient le championnat de la saison régulière. Quintal récolta 54 points en plus d’imposer sa loi devant son gardien de but comme en témoignent ses 178 minutes de punition. Il ajouta neuf passes en huit rencontres éliminatoires, ce qui lui valut une place sur la 1re équipe d’étoiles de la LHJMQ.

Au repêchage de la Ligue nationale en 1987, Stéphane Quintal devint propriété des Bruins de Boston, étant sélectionné au 14e rang de la 1re ronde. C’était tout juste après son coéquipier Pierre Turgeon, choisi numéro un au total par Buffalo.

Pour conclure son passage chez les juniors, ses services sont transigés aux Olympiques de Hull, alors dirigés par Alain Vigneault. Entouré de partenaires de jeu de premier plan tels que Benoit Brunet, Cam Russell, Marc Saumier, Stéphane Matteau et Martin Gélinas, il gagna la Coupe du Président avec sa nouvelle équipe en mai 1988, alors qu’il récolta 19 points en séries, une moyenne d’un point par match.

À l’automne 1988, il fit le saut chez les professionnels. Après quatre saisons dans l’organisation bostonienne, il a évolué pour cinq autres formations de la LNH, passant sept saisons en deux passages distincts avec le prestigieux Club de hockey Canadien de Montréal. Il a disputé plus de 1000 matchs professionnels, dont 507 avec le Canadien à compter de la saison 1995-96, montrant sa grande détermination et son leadership.

La saison 2003-04 a été sa dernière dans la LNH comme joueur actif. Au total, en incluant les éliminatoires, sa fiche montre 255 points en 1089 parties, sans oublier ses 1320 minutes de punition.

Son implication dans diverses activités caritatives au fil des ans est aussi très louable, que ce soit auprès de la fondation de l’Hôpital Sainte-Justine ou pour le centre de répit-dépannage Aux Quatre Poches de Boucherville, pour ne nommer que celles-là.

Il est devenu l’un des rares Québécois francophones à obtenir un rôle administratif de premier plan au sein de la LNH, lui qui fut vice-président de la sécurité des joueurs pendant 3 saisons de 2014 à 2017.

Cet homme de grande classe mérite amplement le même respect dont il a fait preuve au fil des ans. Il est un modèle exemplaire pour notre jeunesse.

 

plus de nouvelles
1:35
10 déc./17 Saguenéens 2 Tigres 3
Il y a 13 heures
2:22
10 déc./17 Armada 2 Drakkar 4
Il y a 13 heures
2:14
10 déc./17 Wildcats 1 Huskies 7
Il y a 13 heures
2:05
10 déc./17 Olympiques 4 Sea Dogs 2
Il y a 13 heures
1:36
9 déc./17 Wildcats 5 Foreurs 1
Il y a 1 journée
2:15
9 déc./17 Mooseheads 2 Huskies 7
Il y a 1 journée