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Daigle ne sera jamais oublié à Victoriaville…

Ce soir, l’organisation des Tigres de Victoriaville retirera le numéro 91 porté par Alexandre Daigle dans les années « 90 »; plus personne n’arborera le gilet de celui qui a obtenu des campagnes de 110, 137 et 34 points (en 18 matchs durant le lock-out de 1994), dans la LHJMQ. Pour cette soirée spéciale, les Sea Dogs de Saint John seront les visiteurs au Colisée Desjardins. C’est le conseil d’administration des Tigres qui a décidé d’honorer l’ancienne grande vedette des Tigres. Alexandre Daigle devient le huitième joueur à voir son numéro retiré par l’organisation.

L’ancien premier choix de l’encan 1993 par les Sénateurs d’Ottawa se dit comblé par cet honneur. « Je suis fier de ce que j’ai accompli dans le junior, c’est très apprécié et je suis reconnaissant envers l’organisation des Tigres ». Il est devenu le seul joueur de l’histoire de la concession à avoir été réclamé au premier rang au total lors du repêchage de la Ligue nationale de hockey, un exploit que seulement huit autres patineurs de la LHJMQ sont parvenus à éditer, et ce, en 48 ans.

Durant cette annonce en novembre dernier, c’est un Alexandre ému qui parlait à la presse. « J’ai vu des gens que je n’avais pas croisés depuis 25 ans et me remémorer certains souvenirs et voir une vidéo de mes belles saisons à Victoriaville a été très touchant», ajoute-t-il.

Le poulain de Mario Lemieux

Durant sa carrière, les médias n’ont pas toujours été tendres envers l’athlète natif de Laval. Quand on empoche plus de 12,5 millions pour cinq ans sans avoir donné le moindre coup de patin chez les pros, la sympathie des gens s’estompe vite. Le public, les fans, les médias veulent voir des résultats et vite.

Daigle à cette époque est vu comme la prochaine vedette de la ligue d’une génération qui a faim. Il a une belle bette, un peu arrogant, sûr de lui et le talent lui sort par les oreilles. Au moment de sa sélection le statut de Mario Lemieux ne tient plus qu’à un fil. Le « Magnifique » a terminé ses derniers traitements de chimio trois mois plus tôt et une épée de Damoclès se dresse au-dessus de sa tête. Jouera-t-il encore longtemps?

Gary Bettman est inquiet, il recherche un poulain, un sauveur, une locomotive capable de traîner une ligue et d’assurer la prochaine génération pour au moins une décennie. Gretzky a remis le flambeau à Mario qui à son tour doit le passer. Daigle semble le plus apte pour assurer la relève de la ligue avec un certain Éric Lindros et poursuivre le travail du « 66 » pour aider un circuit qui recherche une étoile montante. C’est beaucoup de pression pour un petit gars qui parle la langue de Shakespeare avec un accent et du jour au lendemain on veut qu’il soit la nouvelle voix, la nouvelle vitrine de la LNH.

Malgré toute cette pression, il touche le filet à 20 reprises et obtient 51 points à sa saison recrue. Le petit gars qui a quitté Montréal pour Ottawa avec sa poche sur le dos peut se dire « mission accomplie ». Mais quand on est supposé redonner les lettres de noblesses à la ligue, la marge de manœuvre est nulle, voire inexistence. Alors que ses amis sont à l’école ou ont des emplois d’étudiants, Daigle lui, chausse de grosses pointures. Il doit redresser un bateau à la dérive dans la capitale fédérale qui l’année auparavant n’a obtenu que dix gains.

À Ottawa la concession de hockey vient de renaître depuis un an et on veut conquérir de nouveaux amateurs, vendre un nouveau marché au Canada. Une tâche colossale pour quiconque, peu importe le talent. C’est injuste mais dans le monde du hockey, la sympathie est souvent absente.

« C’était beaucoup de pression mais avec du recul je suis fier de ma carrière ». Après tout, combien de gars peuvent se vanter d’avoir joué plus de 600 matchs dans la LNH en plus de jouer en Europe, voyager à travers le monde et d’exercer sa passion pour plus de 20 ans. Daigle relate sa carrière fier de ses accomplissements, content de l’héritage qu’il a laissé derrière lui. Il a rencontré tellement de bonnes personnes sur son chemin qu’il est conscient de la chance qu’il a eue.

Il œuvre aujourd’hui dans le cinéma

Daigle a accepté un nouveau défi depuis quelques mois. Il tente d’aller chercher des contrats pour un studio cinématographique montréalais. Il vient d’obtenir un important contrat pour une série télévisée américaine à grand déploiement des studios de Paramount Television et Amazon, qui ont choisi Montréal pour tourner leur prochaine série. « Mon objectif est d’emmener des séries américaines en tournage dans la grande métropole ».

Aujourd’hui père de deux enfants, Daigle transmet sa passion du sport à ses filles. Il est très impliqué avec elles dans la gymnastique, la natation et le soccer. On y ressent toute la passion lorsqu’il parle de son quotidien. Il ne s’ennuie pas du hockey et est serein. « Je ne pense pas travailler dans le hockey à long terme, je suis très heureux avec mon nouveau défi. Les voyages, l’horaire astreignant ne me manquent pas ».

Daigle a bien hâte à cette soirée. Quand il verra son chandail monter dans les hautes sphères du Colisée, il vivra ce moment avec ses proches et anciens coéquipiers. Sans doute qu’il pensera en même temps à ses deux bagues de championnat avec Hockey Canada chez les moins de 20 ans, ses 616 parties dans la LNH, 164 parties professionnelles en Suisse et dans son for intérieur Daigle pensera à tous ceux qui ont douté de lui.

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