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Charles Pellerin peut maintenant s’attaquer à la culture des Tigres
Victoriaville, Tigres

Le président des Tigres, Charles Pellerin, vivra ses premières assises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec le 3 juin, à Saint John. Cette expérience en sol néo-brunswickois bouclera sa première année à la tête du conseil d’administration de l’équipe.

Celle-ci n’aura pas été de tout repos. L’homme de 43 ans s’était laissé convaincre d’accepter ce défi en juillet 2016 au cœur d’une violente tempête. Son prédécesseur, quelques jours plus tôt, venait d’être poussé vers la porte de sortie dans la cohue par un groupe d’actionnaires mécontents. Charles Pellerin, ne reculant devant rien, a accepté le mandat de redresser l’organisation victoriavilloise.

À son arrivée, l’instabilité la plus totale régnait à l’amphithéâtre Gilbert-Perreault. Le comptable a tôt fait de constater qu’il avait pris les rênes d’une organisation en piteux état. La situation financière des Tigres était très précaire. Une chute drastique des revenus au cours des dernières saisons avait forcé son prédécesseur à réduire les dépenses et, par la même occasion, les effectifs au sein du département administratif et marketing. Plusieurs postes clés étaient aussi vacants, les Félins étant sans directeur général ni entraîneur-chef, notamment.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Charles Pellerin a dû apprendre les rudiments de la gestion d’une équipe de hockey junior à vitesse grand V. Il a tôt fait de tabler sur un nouveau plan d’action afin de remettre l’équipe sur les rails.

Aujourd’hui, ce n’est pas sans soulagement que le président peut dire que la tempête est désormais dernière lui. Charles Pellerin, bien qu’il reconnaisse qu’il a encore fort à faire, estime que les Tigres se dirigent dans la bonne direction.

Le président a désormais entre les mains un plan bien défini auquel il compte s’accrocher quoiqu’il arrive. Au cours des derniers mois, il a commencé à le mettre en œuvre, scindant d’abord le hockey du reste des opérations. Kevin Cloutier gère exclusivement les activités reliées au hockey. Jacques Charland, à titre de directeur des opérations, a la responsabilité du secteur administratif et marketing.

Les Tigres, malgré leur situation financière, n’ont pas hésité à délier le cordon de la bourse pour réembaucher du personnel. Yves Bonneau est revenu dans le giron de l’organisation au poste de directeur des ventes, entre autres.

«Pour renverser la vapeur, on se devait de se doter d’une équipe complète», a-t-il expliqué. Charles Pellerin estime qu’investir dans la main-d’œuvre devrait générer davantage de revenus. En sous-effectif, les Tigres auraient poursuivi leur déclin, selon lui.

Le président considère que la dernière saison s’est avérée une transition. Elle a permis, à ses yeux, de poser la semelle de la fondation à construire. Il souhaite, à compter du repêchage, s’activer davantage sur l’aspect le plus important à ses yeux, celui d’instaurer une nouvelle culture au sein de son organisation, ce qui devrait prendre quelques saisons.

«Sans instaurer un régime militaire, on veut resserrer l’encadrement. On veut accroître encore davantage l’esprit de famille et le sentiment d’appartenance. Victoriaville s’avère à mes yeux le marché parfait. Nous sommes un petit milieu. L’environnement est favorable pour créer ce climat», a-t-il expliqué. Charles Pellerin insiste également sur la réussite académique des joueurs de l’équipe. L’assiduité scolaire des joueurs s’avère variable d’une équipe à l’autre dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Le président des Tigres souhaite faire de l’encadrement académique la marque de commerce de son organisation. Il sera inflexible sur ce point. «On ne forme pas seulement des joueurs de hockey, mais surtout des individus. C’est notre responsabilité et cela passe par l’école», martèle-t-il.

Le caractère, la passion et le dévouement font également partie des traits de personnalité recherchés par le président. Il voit le repêchage comme une occasion en or pour couler cette fondation. «Pour moi, le talent d’un joueur ou son gabarit ne compte pas autant que l’attitude et la personnalité», a-t-il commenté. Comme son directeur général, il considère, par ailleurs, que les recruteurs de l’équipe ont connu passablement de succès lors des repêchages précédents, statistiques à l’appui. Il estime cependant que plusieurs joueurs réclamés par les Félins ont éclos après avoir été échangés.

Charles Pellerin se rendra à Saint John avec le chapeau de président, mais également celui de gouverneur puisque Benoît Bélanger, pour des raisons professionnelles, ne pourra assister aux assises. Le président des Tigres compte profiter de sa présence sur les rives de l’océan Atlantique pour tisser des liens avec ses homologues du circuit. Déjà, il dit avoir une belle complicité avec le commissaire Gilles Courteau.

Le repêchage sera également l’occasion pour le directeur général Kevin Cloutier de modeler l’équipe à son image. Embauché quelques semaines avant le début du camp d’entraînement l’an dernier, Cloutier n’avait pas eu la chance de le faire. On s’attend à ce qu’il soit actif sur le marché des transactions. Il a affirmé, après l’élimination des siens, qu’il souhaitait améliorer sa brigade défensive.

Le directeur général, par ailleurs, écoulera, cette saison, la dernière année de son contrat. Charles Pellerin a confirmé sa volonté de prolonger cette entente. Les pourparlers devraient s’amorcer au cours des prochaines semaines. «La stabilité compte à mes yeux», a partagé le président.

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