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Bourret doit s’adapter à une situation nouvelle à Gatineau

Double champion du trophée Jean-Rougeau avec les Sea Dogs de Saint-Jean. Champion de la coupe du Président et de la coupe Memorial en 2011, puis demi-finaliste avec les Saguenéens de Chicoutimi pendant les séries de 2012, Gabriel Bourret n’est pas habitué à la défaite.

Le nouveau quart-arrière des Olympiques de Gatineau n’a joué que pour des équipes gagnantes dans sa carrière junior. En passant des Saguenéens aux Olympiques dans le cadre d’une transaction qui a impliqué Jean-Gabriel Pageau l’an dernier, Bourret s’attendait à poursuivre dans la même veine à Gatineau.

Or, la troupe de Benoît Groulx connaît un lent début de saison. Pour la première fois de sa carrière, le défenseur de 20 ans se retrouve dans une situation inconnue. Les défaites l’ont pris par surprise.

«L’ambiance est différente dans une équipe qui perd plus de matches qu’elle n’en gagne, mais il ne peut pas juste y avoir des équipes gagnantes dans la ligue. Ça prend des équipes perdantes. Et pour s’en sortir, il faut simplement travailler plus fort», a expliqué celui qui était le défenseur #1 à Chicoutimi l’an dernier avant de s’amener comme pilier de la défensive gatinoise.

Habitué d’être très bien entouré à la ligne bleue, Bourret a eu le luxe d’évoluer avec Simon Després, Nathan Beaulieu, Yann Sauvé, Kevin Gagné, Pierre Durepos et Éric Gélinas à Saint-Jean. À Chicoutimi, il a été épaulé par Andrew O’Brien, Mathieu Gagnon et Gabriel Vermette.

Cette saison, à Gatineau, il se retrouve avec des partenaires de jeu beaucoup moins expérimentés. Parce qu’il voulait compenser l’inexpérience de ses coéquipiers, il a essayé de trop en faire. Il a été brûlé plus souvent qu’à son tour en début de saison, mais les choses se sont replacées selon son entraîneur, Benoît Groulx.

«Nous avons une jeune défensive et Gabriel s’est retrouvé un peu seul dans tout ça. Il essayait d’en faire trop en début de saison, mais il va mieux depuis qu’il a été jumelé à Mikaël Langlois, un partenaire en qui il a confiance. Nous avons vu beaucoup de frustration de sa part au début de l’année. C’est un joueur émotif. Il arrive d’un milieu gagnant. C’est dur pour lui d’accepter la défaite. Il est en train d’apprendre à contrôler ses émotions, ça va faire de lui un meilleur joueur.»

Après 17 matches, Bourret avait déjà passé 48 minutes au cachot, dont 40 minutes au cours des 11 premières parties.

«J’ai pris de mauvaises punitions à mes débuts ici. Nous étions l’équipe la plus punie de la ligue. J’ai corrigé ça. L’équipe a besoin de moi sur la glace. J’étais tanné de perdre. J’étais frustré. Nous n’avons pas une équipe de fin de peloton. Pour améliorer notre sort, il faut travailler davantage. Je pense que nous sommes sur la bonne voie.»

À ses 17 premiers matches à Gatineau, Bourret a livré la marchandise sur le plan offensif avec 13 points. Benoît Groulx disait être comblé à ce niveau. «Offensivement, il nous amène ce que nous pensions. Il doit encore améliorer sa prise de décision en avantage numérique et la constance dans son jeu. Dans l’ensemble, c’est notre meilleur défenseur. Il a de l’expérience. Il joue avec sang-froid», a expliqué Benoît Groulx.

À 20 ans, le défenseur de Greenfield Park est bien conscient de ses responsabilités accrues. Il a d’ailleurs hâte de renouer avec son jeune partenaire du début de saison. Bourret était jumelé à Alexandre Carrier, 16 ans, mais ce dernier a été blessé au genou dans le troisième match de la saison. Le premier choix des Olympiques en juin dernier doit revenir au jeu bientôt et Bourret espère retrouver son «poulin» à son retour.

«On voit tout de suite qu’il va devenir bon. Je suis confortable avec lui à mes côtés. On ne dirait pas qu’il a 16 ans.»

La saison est encore jeune et Gabriel Bourret ne désespère pas. Il croit encore pouvoir terminer sa carrière de quatre saisons sur une bonne note.

«Idéalement, il faudrait monter pour se positionner dans le deuxième tiers du classement. Rendu à 20 ans, je veux étirer ma carrière le plus possible. Un coup rendu en séries, tout devient possible, surtout avec les équipes de Benoît Groulx. Le style de Groulx ressemble beaucoup à celui de Gérard Gallant à Saint-Jean. Ils dirigent leurs équipes avec émotion. Ils savent ce qu’ils veulent et ils retirent le meilleur de leurs joueurs. J’aime des entraîneurs comme ça.»

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